K£L1GI0]S £T SCIENCE
jourd'hui, la science ne procède plus par intuitions; elle n'avance qu'eu appuyant chacun de ses pas sur des observations solides, et nous voyons clairement qu'elle refait avec des procédés plus analytiques l'œuvre que les Hellènes avaient ébauchée avant nous. Or, déjà ceux-ci étaient à l'égard des Aryas d'Asie ce que nous sommes par rapport à eux-mêmes : la science croît donc par périodes successives, dont les théories métaphysiques des derniers temps sont les expressions finales.
Je passe aux êtres vivants. Ils appartiennent à la chimie par un côté, puisque la matière dont leurs corps sont faits se réduit par l'analyse aux corps simples dont le monde inorganique est formé ; mais comme êtres vivants, ils sont Tobjet de la physiologie, dont la morphologie est une dépendance. Or, il y a longtemps déjà que cette dernière science a atteint la forme élémentaire et primordiale de l'être organisé, nous voulons dire la cellule. Mammifère, ovipare ou végétal, c tout vivant sort d'un œuf; » mais Tœuf de l'animal et la graine de la plante répondent à une période déjà avancée de la vie ; ce n'est pas seulement sous ces formes développées que l'on peut envisager l'être vivant rudimentaire ; c'est danfr le pollen des fleurs, dans la semence de l'animal et dans les ovaires, avant et après la fécondation, qu'il doit être étudié, car c'est là que l'analyse découvre cette première cellule contenant quelques granulations et de laquelle sortira l'être vivant tout entier.
i3& RELIGION £T SCIENCE.
£q vertu d'une loi aujourd'hui reconnue, la celiule se nourrit da milien même où elle est plongée ; ette produit, par voie de croissance et de rupture, d'autres cellules qui lui demeurent contiguës, et ce travail de la vie se continuant, elle engendre des orga* nés dont Tensemble porte à des degrés divers les caractères de rindividuatité. La théorie des milieux peut à elle seule donner Texplication des différences de formes qni existent entre les dtres vivants : le lion ne peut s'engendrer dans une brebis, ni le palmier dans une herbe des champs : la feellule d*oû le lion ou le palmier doit sortir a besoin de l'organe femelle du palmier ou du lion. C'est là précisément ce que toute l'antiquité àryenne a exprimé par sa théorie de la mûyâ dont on a parlé tout à l'heure, théorie qui de physiologique est ensuite détenue métaphysique et universelle.
Ni le principe féminin, qui dans son acception métaphysique est la cause de la diversité, ni le milieu, ni la ceUule prise comme forme vivante élémentaire, ne suffisent pour expliquer la vie elle*méiM, c'est-àdire cette puissance d'action qui est dans l'être vivant à toutes les époques de son existence, et par conséquent aussi dans la cellule. Il y a donc eu lui, outre tes éléments matériels et sensibles, un principe insaisissable à l'observation, et c'est ce principe même qui est la cause active du mouvement vital, Vagent de la vie: La physiologie n'a rien à dire sur ce sujet, puisqu'il est par essence inaccessible à ses
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instruments et à &es méthodes ; mais la réductioii. de toutes les formes vivantes à Tunité, c'est-à-dire à la oelluidy est un indice que l'agent de la vie est lui* même unique, et que le milieu, sous la condition abstraite delà màyà, est en effet le principe de la diversité et par conséquent de l'individualité des formes. La physiologie Umà ainsi vers ronité par la voie de la morphologie.
Elle y aboutit de même et plus direeteramt par rétude des organes et de leurs fonctions. On sait, en effet, par la comparaison des animaux entre eux et avec les plantes» que les organes, malgré leur variété apparente, se ramènent les uns aux autres. Il est possible de prendre Tun d'entre eux, quel qu'il soit, dans ranimai où il est le plus développé» et de le suivreen quelque mH» dans les autres animaux jusqu'à celui où il se montre sous sa forme la plus rudimen* taire. On a pu de même comparer les organes entre eux et montrer par leurs ressemblances qu'ils dérivent tous d'un organe primordial, dont ils ne sont que des transformations et des phases plus ou moins complètes. Cette réduction des organes à T unité a pu se faire pour les plantes ooomie pour les animaux. Gomme les fonctions sont dans le même rapport que leurs organes, il en résulte qu'elles se ramènent toutes à une seule fonction. 11 y a des êtres vivants qui n'ont qu'un organe et qu'une fonction: ce sont de vraies cellules, dans lesquelles on voit s'identifier en une fonction unique la nutrition et la reproduction.
424 RELIGION £T SGI£NCE.-
c?êst-à-dire la conservation de Tindiviflu et la propagation de l'espèce. De celte simplicité primitive, la science voit naître, dans des êtres de plus en plus développés, tous les organes et toutes les fone^ tiens.
Ainsi, le monde des êtres vivants se présente, à rheure où nous sommes, comme un ensemble de formes dont la production est soumise à une loi commune, et qui semblent animées par un agent vital unique et universel. De plus, elles se servent en quelque sorte d'aliment les unes aux autres, car les animaux supérieurs mangent ceux qui sont au-dessous d'eux ; ceux*ci vivent de végétaux ; les végétaux supérieurs veulent aussi pour se nourrir des matières déjà élaborées ; seuls, ceux qui sont au plus bas de
' l'échelle peuvent s'entretenir en n'absorbant que des corps non organisés. Si l'on songe que les éléments chimiques sont les mêmes pour tous les êtres vivants, et qu'ils passent de corps en corps, ne se créant et ne s'anéantissant jamais, on voit que, tout compte fait, ces êtres sont des formes qui se dévorent les unes les autres et qui se reproduisent sans fin pour se servir entre elles d'aliment. Envisagée dans ces figures changeantes, la substance des étres^ à laquelle on donne à tort le nom de matière, est invariable dans sa totalité, comme le prouvent toutes les expériences de la chimie ; par conséquent, elle n'est soa-
' mise ni au temps, ni à l'espace, ni au mouvement; mais les figures dont elle se revêt, soit <^îmiques,
^ kju^ jcl by Googl • «
RELiaiON ET SCIENCE. 435
soit physiologiques» varient à Tinfini et sont soumises à ces trois conditions.
Ces résultats généraux et ces tendances actuelles des sciences d'observation extérieure ne sauraient être négligés par les nouveaux philosophes. C'est ce que doivent comprendre] les représentants de l'école qu'on a nommée éclectique et qui se rattache surtout à Descartes. Cette école serait bien nommée psychologique, puisqu'elle s'est principalement occupée de notre âme et de l'observation de ses phénomènes. Elle a appliqué à cet ordre de faits une méthode trèsparfaite et d'excellents procédés d'analyse. Par des éludes assidues et bien conduites» elle a su marquer à chaque fait de conscience sa place dans Tensemble de la pensée, le réduire à ses éléments, comparer ces éléments entre eux et faire de cet ordre d'objets, qui paraissaient à peine comporter quelque degré d'exactitude dans l'analyse, un classement qui ne le cède en rien à ceux de la botanique et de la zoologie.
De plus, comme la pensée est une des manifestations de la vie, ses phénomènes sont soumis aux lois de la vie, c'est-à-dire & la naissance, au développement, à la reproduction et à la destruction. 11 a donc été possible d'en suivre les transformations ; el l'on a vu que toute la pensée se ramène à trois formes élémentaires, qui sont le plaisir, l'idée et l'acte. Les philosophes allemands, qui ont creusé plus que nous ces questions» ont été plus loin, et ont cru pouvoir
4S6 RIL»IOH n 8GII1IGB«
rammér le plaisir M l'acte à l'idée^ et eonidérar
celle-ci comme le phénomène initial complet et uni* que, dont la pensée tout ratière n'est que le déve* loppement* Si celte vue venait à être âcientiûquement confirmée, la psychologie aurait atteint Tonité mor» phologiqne comme la physiologie.
Nous ne faisons que constater cette tendance^ car la psyohologiey telle qu'elle est entendue ehes noua, eÊt tenue dans des limites trop étioites par la prétendue méthode eartéeienne. Ce n'est pas dans l'Arya seulement, et encore pris dans son état adulte j « et parfait, qu'il faut étudier la pensée; il faut obser* ver aussi celle d(»s races humaines inférÂeures, pois celle des animaux supérieurs; enfîn, de proche en proche, les fonoticms des âmes ont besoin d'être ana^ lysées comme celles des corps jusque dans leurs manifestations les plus infimes* Voilà le domaine vrai de la psychologie ; il embrasse tout ce qui vit, et, de même que le physiologiste voit toutes les formes sen* sibles sortir de la cellule, le psychologue peut aussi chercher la forme la plus élémentaire dont la pensée la (dus parfisite n'est que le développement. C'est ce qu'a tenté Aristote dans son Traité de VAme et oe qu'ont fait après lui les philosophes de la Grèce; mais ils n'avaient pas les procédés d'analyse dont ftpus disposons aujourd'hui, et notre science peut être , plus démonstrative que la leur«
L'union de la vie et de la pensée et Tunité de leur principe (hU été, comme nous l'avons vu, Ma le
' RELIGION £T SCI£NCfi. 427
temps du Vêda, le fondement de la doctrine religieuse. La théorie d'Aristole roule tout entière sur cette même action, à laquelle la philosophie alexaa* drine a donné son développement métaphysique. La force des choses conduit la psychologie contemporaine à résoudre le problème à son tour : ainsi , nous avons assisté tout récemment encore à cette discussion sur l'animisme, où la victoire semble être restée à ceux qui ont défendu Tunité du principe de la vie et de la pensée. C'est à cette même conclusion qu'aboutissent en effiet toutes les études physiologiques : si la cellule est la forme la plus élémentaire de Tètre vivant) le principe de vie qu'elle renferme ne peut se développer qu'autant que la forme à laquelle il doit parvenir réside déjà en elle à l'état d'idée. Cette idée grandit avec la vie et se diversifie avec elle, s'accommo- (lant avec les milieux et les conditions que Tordre général de l'univers lui impose. Par cette voie, l'étude de l'âme tend aussi vers l'unité ; mais cette partie de la psychologie, ébauchée par les Aryas dans la théorie d'Âgni, puis tentée par les Hellènes, n'a pas encore été traitée par la philosophie moderne, au moins d'une manière qui puisse être qualiliée de scientifique. Elle ne fait que d'entrer aujourd'hui dans cette carrière nouvelle, et déjà l'on aperçoit de loin l'unité où elle doit un jour aboutir.
. Elle y arrive d'une autre manière par la théorie de
la raison impersonnelle. Toutes les écoles non sceptiques et tous les hommes de science reconnaissent
428 RËUGION ET Sa£NCB.
aujourd'hui que dans la pensée humaine il y a une faenlté de coneevoir les véntés absolues» dont les mathématiques ne sont qu'une portion. Les esprits s'accordent sans discassion sur ces vérités ; sur tout le reste ils se séparent, jusqu'au jour où les objets de la discussion se trouvent ramei^ à quelque vérité absolue : cette réduction constitue la science. Quand la science est faite, elle n'appartient à personne; elle est le terrain commun où tous les esprits viennent se mettre d'accord. Si tous les faits d'observation étaient ramenés aux vérités absolues et rangés dans le domaine de la science» il n'y aurait plus aucune diversité entre les opinions ; toute diseussion serait terminée. La raison est donc le principe d' unité entre tous les hommes. En outre, la psychologie a démontré que c'est par l'eûet des vérités absolues^ que nous attribuons quelque véi ilé à nos autres conceptions : plus ces Vérités s'offrent à nous sous une forme ana«* lytique, plus ces conceptions s'éclaircissent et se rectifient. L'Arya parfait est capable de beaucoup de science» et sa science est progressive ; le Sémite lui est inférieur ; les autres races d'hommes sont infé-rieures au Sémite ; l'animal le plus élevé» le singe» est au-dessous du dernier des hommes, et ainsi de suite à mesure que l'on descend l'échelle de la vie. Néanmoins la raison est à tous les degrés, parce que sans elle toute pensée est impossible» et que la pensée est parallèle à la vie.
Ainsit la raison est le ùmA primordial de la pensée»
BBU6I0H ET SGIBNCK* 430
comme le professaient Bossoet, Féneloa et Maie-
branche. De plus, elle est impersonnelle et antérieure i à la personne; elle est la forme unique de laquelle dérivent toutes les iormes individuelles de la pensée. Chez les Grecs et chez les chrétiens» elle a reçu le nom de Logos ou de Verbe; dans le Vèda, elle porte celui de Vâk (en latin vox)y qui a la même signification. Or, la psychologie a démontré que les deux ou trois formules générales ou principes de la raison ne sont que le développement analytique d'une seule idée, à laquelle on peut donner le nom que Ton voudra, mais que les religions et les philôsophies de , rOccident appellent Tidée de Dieu. Cette idée consti- I tue donc le fond de la pensée à tous les degrés : chez rbomme elle engendre la métaphysique ; à tous I les animaux elle donne les moyens de se mouvoir, de s'alimenter et de se reproduire ; à tout être vivant elle donne la forme générale de la vie. Elle réside dans la cellule ; elle donne l'unité aux mouvements infinis et aux ligures sans nombre dont est composé Tunivers.
La physique, Tastronomie et la chimie pour le monde inorganique, la physiologie et la psychologie I pour les êtres vivants, semblent donc en ce moment I tout prés de saisir cette unité, vers laquelle couver* gent toutes leurs analyses. La science qui les résume et qui permet d'en faire la synthèse est celle qu'on a nommée métaphysique : son rôle commence là où finit celui des sciences particulières. La métaphysique, fort en honneur dans presque tous les temps et trés-
4â0 B£UâlOli BT SOfiMCA*
coltivée dans l'école de Descartes^ çtait chez mu& presque tombée ea dUcrédil par la réaction maté« rialiftte et sceptique du deraier siècle. Eu effet, toute doctrine qui attaque la religion attaque aussi la mé-' tapbysique, puisque leur théorie est la même. £a altribuanl les abus de Téglise romaine à la religion, les philosophes de ee temps sapèreat du même coup les principes universels de la science. L'école psycho^ logique de France n'a presque rien &it pour U métaphysique i quelque peu dédaigneuse, elle aussi, des problèmes de cette nature, elle n'a pas vu qu'en les repoussant elle se mettait elle-même en suspicion aux yeux des savants. L'Allemagne a pendant ce temps poussé très-loin l'étude de ces problèmes et marché dans celte voie avec une extrême énergie ; seulement, comme las Allemands ont coutame de se jeter en quelque sorte les yeux fermés à travers les questions, et bouleversent le terrain de la science plus souvent qu'ils ne le cultivent, il en est résulté une métaphysique sans prudence, où la réalité est presque toujours oubliée.
Cependant, c'est vers T unité entrevue parTAUemagne que les sciœces modernes semblent converger. * Ce pays a produit des hommes qui ont été à la fois observateurs eiacts et profonds métapliysidens: Gcsthe et llumboldt ont plus lait pour conduire les sciences vers l'unité que des philosophes tels que Schellingou Hegel, parce qu'ils n'ont jamais peidu de vue les £siu réels, et qu'ils n'ont tenté la solution du problème
RBLIGIOll £T SCIËNCB. 4âl
général qu'après avoir cherché celles des problèmes particuliers; mais ces solutions ne sont pas encore atteintes, et nous ne faisons que les entrevoir. A l'heure présente, beaucoup de nouveaux savants sont en même temps métaphysiciens. On peut voir déjà que la théorie dont la formule sortira prochainement de leurs travaux sera celle de l'unité de la substance, de l'universalité de la- vie et de son union indissoluble avec la pensée. C'est autour de cette unité centrale que tendent à se coordonner tous les ordres particuliers de phénomènes, dont les lois ne paraîtront plus être que les expressions restreintes d'une loi universelle et immuable.
Si tel est le terme où, comme il le parait, la science est près d'aboutir, on voit qu'elle aura reproduit pré« cisément les mêmes phases que la science hellénique ; elle n'en différera que par un plus haut degré d'analyse et par un changement dans les milieux ; au fond, la théorie centrale ou métaphysique sera la même. Gomme les Âryas l'avaient déjà donnée sous une forme plus concise encore dans les dogmes religieux, il apparaîtra clairement que la religion est aussi vraie que la science, qu'elles sont identiques dans leur méthode et dans leur doctrine, et qu'il n'y a théoriquement aucune raison sérieuse de les opposer l'une à l'autre. On pourra dés lors aussi démêler les causes qui poussent certaines orthodoxies à poursuivre la guerre contre la science, car cés causes .sont temporelles et étrangères à la religion. C'est
une haute injustice d'accuser les savants d*être ennemis de Dieu, du Christ et de rbumanité (1) ; les savants sont aujourd'hui les premiers et les plus utiles des hommes, comme les prètreft Tétaient au temps où ils n'avaient pas d'intérêts mondains à défendre et où la vérité était toute leur étude. La science ne fait point d'entreprise ; eUe cherche le mot de l'univers que l'église catholique a laissé s'obscurcir. Quand^elle l'aura trouvé, elle le dira; et nous avons l'espoir que nos iils, plus heureux que nous, ne seront point pour cela traités de criminels et Uvrés par les prêtres du Christ aux Uammes de renfer.
(1) Voyez un discours de H. le cardinal Mathieu, prononcé à Besançon le 6 août 1868.
nu.
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Pages,
Avertissement v
Préface ix
ChAP. I. ^ Là MÉTHODE, LES PRINCIPES 1
La science des religions confine à This t oire, à la phi lologie comparée, à la philosophie. Elle ne fait pas ^ polémique TT 4
De la religion naturelle; moiivemont de Tesprit dans ces derniers temps ; naissance de la science des re ligions > > 5
Elle n*a rien de commun avec la religion naturelle ... 8
C'est une science d'observation; nature des faits reli gieux ; leur grand nombre n'est pas un obstacle à la science.. . 9
Classiflcation des faits religieux, leur généralisation. . 13
Toute religion renferme le dieu et le rite; remarque ' sur le bouddhisme 14
La conception du dieu varie suivant les religions et le degré d^intelligence de chaque homme... 15
Le dieu fut d'abord désigné par des noms communs.. 17
Avant les religions de peuple ou de famille, le dogme tui d'abord une opinion individuelle 19
La science n'examine pas si rt^tte opinion était inspi rêe de Dieu ; elle e^t îndiilérente à la divinité des fondateurs de religions. .~ 22
L'adoration et la prière sont le premier acte rclit^ioux. 23
Naissance du rite ; rites individuels; rites publics; leur réduction, leur abandon 24
Page*.
Nature des dieux suivant les matérialistes et les phi -
lolo^ues ». 27
Réfutation et conséquences de cette doctrine 29
Véritable nature des dieux 31
Symbolisme des rites 32
Parallélisme du dogme et du rite dans Thistoire 33
' Rupture de ce parallélisme, diversité des religions,
leur hostilité. 7...T 34
Leur réduction h Tunité ^ 36
Méthode à suivre ; exemples 38
ChAP. h. — La MéTHODE HISTORIÛUS 42
L'histoire ne peut atteindre Torigine des* différentes
religions : exemples tirés de la Chine A3
Exemples tirés de TÉgypte
= dft la Bible 45
- du Véda 48
La période préhistorique est indéfiDie. La succession des races humaines n'expli<(ue pas l'origme des ra ngions 77. 50
Lo i nf)étaphysique de Torigine des choses et de leur
élaboration . 53
• Son application à Tidée de Dieu 56
Nature et caractère désintéressé de la science des re ligions ... 59
Chap. m. — La. suite des religions (I) 61
Caractères des plus récentes religions : le Koran 62
Le bouddhisme 63
Le brâhmanisme.. ^ 64
Le Vêda : 64
Le paganisme 65
Le christianisme 66
Les religions primitives n*ont pas de morale 68
Caractère clérical des religions les plus récentes. His -
toire du sacerdoce dans Tinde > 77. 68
Le sacerdoce chrétien 70
Le sacerdoce en Kgypte • 71
Pages,
Le dogme et le culte sont les seuls éléments de toute
religion. Evolution du dogme religieux dans l'histoire 72
Distinction des dogmes religieux et des doctrines phi losophiques ; intluence de la ptiilosophie sur la re «
ïïglon 73
Substitution lente d'une religion à une autre : origine
multiple des religions modernes . .77 74
Il n'y a pas eu de révélation religieuse primordiale. . 77
Origine sémitique origine aryenne des religions. Influence du panthéisme et du monothéisme. 78
Pénétration réciproque de ces doctrines dans le chris -
tianisme. Kéiutation du docteur Philipson 80
Chap. IV. — La suite des religions (II) 83
La discipline du secret : Constaptin, Euscbe, le concile
deNicée.... ."777 83
Promulgation lente de la doctrine du secret : Mathieu. 86
Luc, Marc • 87
Prédication de Paul 89'
L'évangile de Jean 89
Double enseignement de Jésus ; sa mort 92
Saint Etienne 95
Saint Paul, son éducation, sa mission, sa lutte avec
Pierre 96
L'évangile de Luc comparé à celui de Mathieu 99
L'épître aux Hébreux ; Tépître de Barnabé ; la première aux Corinthiens ; l'épître de Clément 402
Le pasteur d'Hermas ; les Clémentines ; l'épître à Dio-
gnete iOi
L'harmonie des quatre évangiles, de Tatien ; Marcion ;
doctrine de Jean 105
Chap. V. — La suite des religions (iil) 109
Philon le Juif IM
Le livre d'Enoch 110
La Sagesse, l'Ecclésiastique, les Septante 111
Les Esséniens, les Thérapeutes 113
Les Proverbes ilA
Commencements de la doctrine secrète après l'an -
née 586. La captivité. Cyrus 115
Page».
Le Zepd'Avesta renferme la métaphysique chrétienne. 118
R<^sumé de hi transmission de la doctrine secrète : le christianisme est une religion d'origine aryenne ... 119
Éléments aryens éléments sémitiques du christia-
nisme; le jianUiéisiiie alexautlrin . 121
La doctrine de rincarualion, le monothéisme sémitique, ses conse(|uence& , 1^3
Les rites chréliens, leur douljle oritriiie 126
L'Inde à Alexandrie. Rites chrétiens primitifs, nan théistes; leur sens est oublié; crise philosophique qu'ils subissent : 128
Chap. VL — La suite des religions (IV). . . . . , 134
La mythologie. Les Aryas iodieps, leur antiquité 186
Le bouddhisme, sa date, sa morale, sa métaphysique, l^es Sùiras 137
La morale panthéiste en général . , 141
La religion perse. Caractère mêlé du Doundehesh et du Livre des Rois. L'Avesta, pantliéisoie flës * Wazdéens 142
Le brahmanisme; sa lutte contre le bouddhisme. Sa doclruic uuHhaphysique 144
Brahme. Rrahmà, Témanalion ; la trinilé indienne. L incarnation. Vishnou; la niàyà 118
Apparence polythéiste du bràhmanisme et du chris - Uamsuie 151
Les rites bràhmanignes procèdent du Véda ; époque où s'esi ioruiu ie brahmanisme 152
Transformation du rAle de Vishnon, de Roudra de venu Civa, d'Agni devenu lirahmà 155
Polythéisme pur du Vêda opposé an monothéisme séniiiique.. 157
La philologie comparée remonte au-delà du Vêda; elle engendre là mythologie comparée; leur rôle dans la science des religions TTT 158
Nature des dieux : passage du polythéisme à Tunité.. IGQ
Chap. VH. — Unité historique des religions 165
Toute religion se prétend originale ; exemples : les musulmans, les Grecs, les Perses, les Indiens, les
rhréLipjis ^ , . . , 1B3
Pages.
Les religions ont procédé les unes des autres 172
Origine asiatique des religions grecques 173
Origine des religions de la Perse, de Tlnde, de FEu-
rope 174
Origine de la religion hébraïque 177
Origine du christianisme 179
Énoncé général du problème : deux solutions pos» siblesfloi naturelh^ gui régie la marche des reli *
gions. Le Véda considéré coinme un centre commun. 181
<:iiAP. Vin. — Principe d'unité des religions 187
Application de l'analyse aux faits religieux 187
Application de la linguistique aux mêmes faits; elle
aboutit au V tida ... \. iSS
La linguistique est une morphologie ; son insuffisance.
Réalité dos religions. 190
La science des religions est une physiologie 192
Principe physiologique des religions : le mouvement,
la vie, la pensée » 195
Le feu principe du mouvement 196
Le feu principe de la vie : le père, le fils, Tesprit
identiques au soleil, au feu et au vent 197
Le feu principe de la pensée, rôle de la lumière 198 .
Analyse de la pensée, idée de Dieu ^OO*
Origine du syaibolisme, naissance du culte 203
Culte vêdi(}ue : Tenfant, Toint; le beurre, le sôma . . . 204
Les différentes fonctions du feu dans les religions.. . . 206
Unité doctrinale des religions; recherche des causes
de leur diversité 207
Importance du symbole et des rituels; situation et
rôle de Tarchrulogie chrétienne 208
Progrés de l'archéologie religieuse comparée ; elle
remonte au-delà du V éda . . : 213
Le Vêda et TAvesta procèdent d'une doctrine com mune : le mazdéisme et b^ bràhmanisuie sont nés
d une léiorme de cette doctrine. 214
Conception du principe absolu 216
Le Véda donne Toriginc du christianisme 217
Première formule de la foi chrétienne. Le Père. Li
i;î8 TAHLK ANALYTIQUE DES MATIÈRES.
Pages.
Fjis, Agpj, le charpentier; TEsprit ou Vâyu ; nature
î(l<'ale de la I imilé àrveDiie. 218
Importance reli^neiise d'Agni gui est le 1 ils; son père Tsvastri, sa mère Màyâ; rt-loilc, Tenfant divin, la crèche, la vache, 1 oncUou, Tadoration; tes docteurs. 220
Le ?Ama ou haoma, !a vigne, Toiseau, la liqueur sacrée, le pain, la présence réelle 224
L'antol : Ag:ni prêtre et victime, le banquet sacré ou. communion 225
Agni iiu'.li itfMir auteur de la vie et de la mort; le
pi rai lis, la résurrection 2^6
La théorie du Christ, sa légende; l'histoire de Jésus
e^t incuDuiie 228
Chap. IX. ~ L'nitk des rites 231
Les sacramentaires chrétiens: le rite quotidien; le rite annuel en relation avec le soleil et la lune 231
La semaine sainte, la résurrection ou rénovation du feu; le rite pascal comparé au rite védique 232
Le Christ, le Roi, Notre-Dame; le sacerdoce étemel; roint du Seigneur 236
La croix, le swastika 239
L'Agneau, figure du Christ, rapproché du nom d'Agni; la gemme; la montagne et les quatre ruisseaux; le Précurseur; les lampes; sainte Agnès 241
Identité du Christ et du feu 244
Les mages ; le llabellum 245
Jonas image du feu 246
Les symboles à trois figures 248
La mosaïque de saint Apollinaire in classe; Hélie et iMoïse images du soleil et de la lune 249
Action directe de TlnJe sur TOccident. Saint Barlaam et saint Josaphat identiques au Bouddha et à son gourou. — TcmoiL^nages de saint Jérôme, de Tertiniien, de saint llippolyte, de Méliton, de i^hilon; période alexandrme, le troisième livre des Uoi8..7T 253
Grand eur du rôle historique du Christ et de la théorie d\\gni .T 258
CHAP. X. — Loi DU DÉnOl nLEMENT. 261
Résumé de la théorie primordiale 261
Page».
La synthèse de Tunivers, la foi, le sacrifice, le culte,
nibhons ~ 264
Unité fondainentale des religions 206
La morale ne fait pas partie de la relio^ion ; mais elle est la première cause de diversité entre les religions. 268
L'état politique, seconde cause de diversité. Etat an cien constaté par le Vôda; mélange de la politique ëT de la religion dans le brahmanisme, révolution Bouddhique. 27!
Caractère féodal du brahmanisme, les lois de Manou. Caractère monarchique du mazdéisme, institution politico-religieuse des Perses 273
Le christianisme : son nnîvQrsalité primitive 276
Son état de division chez les (Irecs, sa constitution • patriarcale ; Téglise russe 279
Centralisation de TÉglise romaine, puissance politique du Pape, sa décadence 281
Les églises sont des institutions politiques. Leur divi sion ; impossdiilité de revenir à l'upité. Multiplicité des églises chrétiennes et des églises bouddhistes. . 283
Loi de rupture des églises, tendance vers la religion
îndividiulle ... 288
Chap. XL — Action des races 292
La doctrine aryenne a passé chez des peuples d'autre race 292
Le bouddhisme au Siam, en Chine, au Tibet; son amoindrissement chez les peuples jaunes 293
Déchéance du christianisme en Abyssinie 296
Toute religion transportée chez un peuple de race inférieure y subit une déchéance. La race sémitique, ses caractères physiques et intellectuels 298
La différence des races a produit le brahmanisme, le bouddhisme et le christianisme 302
Des deux races de Juifs : Juifs sémites, Juifs àryens; leur hostilité. Personnalité du Dieu de la Bible opposée au panthéisme indo-perse. Cet élément est dû à la race sémitique 303
L'Allah des musulmans, sultan éternel 306
Le christianisme n'est pas d'origine sémitique ni judaïque, mais d'origine âryenne; tendance pan-