‹ La Science des religions et l'islamisme, deux conférences faites le 19 et le 26 mars 1886, à l'École des hautes-étudesChapitre 17 sur 24 · I. Les musulmans expliq · texte numérisé non relu

I. Les musulmans expliq

uent Al- A\U * ^ c e un attribut d'Al-

puissant » dans ce nom connu

lâh, 'fM Al-'Azîz étant synonyme de Abd Allah.

l-A SCIENCK DES RELIGIONS

trace; enfin Manât avaient trouvé grâce ^vant Mahomet qui, par des concessions, espérait gagner les infidèles, Convaincu de son erreur, il la condamne dès

le lendemain avec véhémence : « De quel droit, s'écrie t-il, auriez vous une descendance mâle, tandis qu'Allah aurait un entourage de femmes? ' » Mahomet ne s écartera plus du monothéisme purifie, qu'il proclame une confirmation et une continuation de ce qu'avant lui les

gens du Livre, c'est-à-dire les juifs et les

chrétiens, ont reçu du vrai Dieu par l'entremise de leurs prophètes. Son horizon ne dépasse pas encore sa ville natale- ,1

Cherche à y implanter et à y enracinera doctrine en faisant appel à h, fois aux sentiments et aux intérêts.

La troisième période, la plus productive de toutes au point de vue littéraire s étend depuis l'émigration en Ethiopie' , Ve ! S0 "' Jusqu'au moment où Mahomet 1^-mëme, e„ 622, se décide à quitter La

i. Coran, lui, 2 1.

ET I.'iSI.AMISME

Mecque. Cinquante sourates environ appartiennent, dans leurs parties essentielles, a l'effort incessant qu'avec une rare persévérance le Prophète s'imposa pour faire triompher à La Mecque sa suprématie sinon temporelle, du moins spirituelle. Le rhéteur et l'orateur ont tué en lui le poète. La parole d'Allah s'est calmée Liie ne s'exhale plus en apostrophes virulentes, pleines d'exaltations et d'enthousiasme, précédées de crises nerveuses et accompagnées de troubles cérébraux.

C'est par la persuasion froide, par le raisonnement, par d'habiles plaidoyers en faveur de sa cause, que le Prophète essaie d'amener à lui ceux qui sont restés sourds à ses exhortations et à ses imprécations d'autrefois.

La logique n'a pas plus de prise sur les habitants de la Mecque que n'en avait eu l'éloquence. Alors Mahomet commence à tourner les yeux vers le dehors. Ses émissaires sont allés à Yathrib et y ont constaté des dispositions favorables pour sa personne et pour sa mission religieuse.

Pourquoi s'obslinerait-il à dédaigner un concours actif qu'on lui promet, pourquoi ses visées resteraient-elles enfermées dans l'enceinte de La Mecque, où elles sont tournées en dérision, où elles rencontrent une opposition malveillante?

L'allocution « ô hommes! » entre dans le Coran, au moment où le Prophète, dégoûté de ses compatriotes, habitue peu a peu son esprit à l'idée, révolutionnaire pour l'époque, de déserter sa tribu pour s'appuyer contre elle sur les habitants d'une autre ville, sur les membres d'une autre famille.

En 622, Mahomet, résolut à frapper un grand coup, ht partir d'abord ses principaux adeptes; puis il partit le dernier, ou plutôt il « s'enfuit » secrètement de La Mecque. L'hégire (littéralement :

la fuite) réussit, parce que le secret fut bien gardé. La disparition clandestine de l'apôtre fut suivie de son entrée triomphale à Yathrib", qui devait bientôt recevoir le nom de Medînat an-nabi « La ville du Prophète », plus brièvement de

Al-medîna « La ville » par excellence, Médine.

A ces trois divisions ajoutons : 4 Code musulman primitif et pièces politiques dans les vingt sourates promulguées à Médine qui, dans le Coran, représentent les années entre l'hégire, le 20 septembre 622, et la mort du Prophète, le 8 juin

Le temps des appels à la conciliation est passé. C'est en vainqueur que Mahomet doit rentrer dans sa patrie. Ceux des Koraischites qui n'ont pas suivi le Prophète ne sont plus pour lui des frères, mais des ennemis. Le monothéisme musulman, réservé d'abord comme une faveur pour une tribu privilégiée, doit devenir la religion nationale de la péninsule arabique. Toutes les tribus, qu'attirent à la Ka'ba les rites de leur culte et les intérêts de leurs transactions commerciales, sont conviées à bénéficier de la rénovation apportée, imposée par Mahomet.

Pour les gagner plus sûrement, il n'iié-

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