DEUXIÈME PARTIE
sauce et conformément à l’ordre qui est le sien; le bien, d’autre part, étant défini la force libre agissant conformément à l’ordre qui est le sien; il en résulte que pour que le beau devienne le bien, il faut que la force qui agit puissamment et selon son ordre propre soit une force libre, agissant en vertu de sa liberté; il en résulte secondement que pour que le bien devienne beau, il faut que la force libre qui agit conformément à l’ordre qui est le sien agisse non-seulement, mais se déploie avec puissance. Ainsi c’est la liberté poursuivant le devoir qui égale le beau au bien, et c’est la puissance, l’éclat, qui égale le bien au beau. En sorte qu’il n’y a qu'une seule beauté qui soit à la fois le beau et le bien : c’est la beauté morale. Les autres espèces de beauté ne sont nullement contraires à la beauté morale, mais elles ne l’égalent pas : elles sont seulement en voie de l’égaler et l’égalent en effet du moment où, par l’adjonction de l’acte libre et de l’intention vertueuse, elles réalisent le bien en même temps que le beau. On comprend maintenant pourquoi nous n’avons distingué le bien du beau que dans cette seconde partie. Ici celte distinction est facile et opportune; plus tôt, elle eut été prématurée, (((•pourvue d'une suffisante clarté et telle enfin qu’il eût fallu, en ce chapitre. la répéter et reprendre «à frais
nouveaux.
LA NATURE ET DIEU