‹ La science économique (volume 2)Chapitre 119 sur 196 · FEMMES · texte numérisé non relu

FEMMES

au-do880U8 20 ans et au-dessous 20 ans et de 20 ans. au-dessus, de 20 ans. au-dessus.

par semaine, par semaine, par semaine, par semaine sh. sb. sh. sh.

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AugmenUpourlOQ,, , 6 2/3 6 3/4 12 24»

Nous constatons également une hausse des salaires en Alsace. Nous empruntons les chiffres à un travail de M. Charles Grad, fait d'après une enquête de la Société industrielle de Mulhouse.

SALAIRES. — FILATURE A MULHOUSE DE 183o A 1880 ^

1835. 1845. 1855. 1865. 1880. '^"^'"^inn***

pour lOU.

Gontremaîtres. ... 2 91 3 50 4 37 4 58 6 25 115

Régleur 1 88 2 30 3 17 2 88 3 50 86

Graisseur 1 50 1 80 1 58 2 50 3 10 107

Sellier 1 50 1 83 2 42 2 50 4 » 160

Batteur. Femmes. . 0 96 1 04 1 06 1 83 1 70 77

Gardes. Réparateur. 1 33 1 42 2 83 2 22 2 70 103

- Débourreur. » » 1 79 1 96 2 35 ?

— Soigneuse. . 0 87 1 » 10! 1 81 1 60 81

Banc à broches. . . l 50 1 50 1 59 1 78 2 40 ,60

Fileur à bras. ... 1 75 2 60 3 75 4 12 » J43

— automate. . . » » 2 50 3 52 4 25 143

Rattacheur 0 65 0 75 l 25 1 42 2 30 256

Bobineurs (enfants). » » 0 92 1 08 1 60 ?

(Voir graphique 53.)

Dans une fabrique de rubans de soie située à Guebwiller, l'augmentation a été de 15 à 77 pour 100 dans Finlervalle des années 1848 à 1880, à savoir :

Ea 1848. Ea 1880*.

Tisserands, hommes 2 » à 3 30 2 10 à 4 25

— femmes » 2 « à 3 80

— enfants apprentis. » 1 20 à 2 25

En 1848. En 1880.

Ourdisseuses ...... I 50 à 2 50 1 90 à 3 »

Caoneleuses 0 50 à 0 80 1 25 à 2 55

Émoucheteuses 0 40 à 0 70 0 66 à 1 60

Dévideuses 0 75 à 1 50 1 50 à 2 35

Plieurs et plieuses. ... 1 » à i 25 1 70 à 3 03

Teinturiers 1 50 à 2 50 »

Contremaîtres • 2 » à 4 50 »

(Voir graphique 5i.)

* Economiste français du 16 octobre 1880, p. 474 : les Salaires dans l*industne manufacturière, par Charles Grad. > /d., ibid.

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Si

ce

Dans le même intervalle, les salaires se sont élevés de 44 pour 100 dans les tanneries de Strasbourg; de 25 pour iOO, en 50 ans, à la verrerie de Wildenstein, et de 36 pour iOO, depuis 1854^ dans les deux grands ateliers de construction de Mulhouse et de Grafenstaden, Le prix de la journée de travail a varié comme suit, de Tannée 1854 à Tannée 1878, pour les ouvriers qui travaillent les métaux :

of

ISO

tisserands

ourdis6< iuses

CAnneUusea

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ttei^ses

devidtt

jses

plieurs et plie ises

Prix en 1848

Prix en

Oraph. 54. — Salaires dea oavriera d*ane

fabrique de rubans de soie

à Oiiebwiller, en 1848 et en 1880

Augmentation pour 100.

Forgerons et fondeurs. . . 4 23

Raboteim et servants. • . 2 57

Tourneurs et aléseurs. . . 3 28

Ajusteurs et mouleurs. . . 3 80

Modeleurs et menuisiers. . 2 44

Chaudronniers 2 50

Moyennes générales. . 2 80 3 08 3 80

(Voir graphique 55.)

Dans les industries textiles, comme dans les industries métallurgiques, nous constatons encore que ce sont les sa-

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laires inférieurs qui ont augmenté le plus depuis cinquante ans. Quelle est Texplication de ce phénomène? Le niveau intellectuel, le niveau de l'aptitude des ouvriers s'est élevé; par conséquent, le recrutement pour les travaux plus difficiles, ayant un salaire plus fort, a 'été plus facile. C'est là une des causes qui ont empêché pour ceux-ci une plus grande augmentation de salaire. Pour les métiers moins difficiles, la demande du travail n*a pas cessé d'augmenter. De plus, l'outillage industriel, en se perfectionnant, a pu utiliser ce travail d'une manière de plus en plus fructueuse. De là, d'abord une cause d'augmentation d» salaire pour les travailleurs, ensuite la possibilité pour l'employeur de supporter cette augmentation.

L'augmentation considérable du salaire des femmes, que nous avons constatée en Angleterre, est due à de semblables causes.

L'homme a abandonné des métiers dans lesquels il faisait concurrence à la femme, parce qu'il a trouvé un meilleur emploi de ses forces. La demande du travail des femmes est devenue de plus en plus considérable. Le premier luxe d'un ménage qui arrive à l'aisance est de prendre une domestique. L'augmentation de la demande du travail des femmes est un des signes les plus caractéristiques du progrès de la richesse publique.

Si nous comparons les salaires pour la filature de coton, nous trouvons les différences suivantes :

Alsace.

Vosges.

Normandie. ^lîJ«[*;^^

Mulhouse.

fr. fr.

fr. fr.

fr. fr.

fr.

fr.

Batteurs, hommes . . .

— femmes . • • ,

Cardes, Régleurs. . . .

— Débourreuis . ,

— Filles ....

Peigneuses, filles . . .

. 1 40 à 2 il

Étirages, filles • • . •

Bancs à broches, filles..

Bobineurs, enfants . . ,

Rattacheurs, hommes.

Fileurs, hommes. . , ,

{Salaires dans ^industrie manufacturière, par Charles Grad {Economiste français, 17 septembre 1880, p. 353.)

SM U aCIXKCX âCONOHIQDI.

MaDchester el Mulhouse, c'est-à-dire les deux Tilles oCt cette industrie est le plus prospère) ont les taux de salaire les plus hauti.

On peut conclure d'après ces faits que le bon marcW du pn- Arit t»t m raison itmene du taux du tahire.

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