‹ La science économique (volume 2)Chapitre 22 sur 196 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

elle a ainsi à sa disposition tous les objets produits dans le monde entier, au plus bas prix sur leur lieu de production, majorés seulement des frais de transport indispensables: pour elle ceux-ci sont un minimum, puisqu'elle a un pouvoir de transport de 23 millions de tonneaux * (1885) é^l à celui de tous les autres pavillons réunis.

A tout instant, vous vous heurtez à des gens qui vous parlent de la balance du commerce, comme Golbert. Ils croient qu'un pays ne s'enrichit qu'à la condition d'exporter plus qu'il n'importe. D'après ce système, l'Angleterre devrait être ruinée depuis longtemps ; car de 1854 à 1886 :

Le chiffre total de ses importations a été de. 9973805000 € Le chiffre de ses exportations (commerce spécial), de 6052866000

Soit en plus ponr les importations. • . 3920989000 €

OU plus de 98 milliards de francs.

Les nations riches, prospères devraient être : Haîti^ qui en 1886 a exporté pour 7859000 de piastres, tandis qu'elle n'a importé que pour 6012000 ; le Venezuela, qui, en 1884, a importé pour 86 263 000 francs et exporté pour 98 601 000 ; le Pérou, l'Espagne, qui, pendant de longues années, se sont trouvés dans la même situation !

Pendant les cinq années qui ont précédé et pendant les cinq années qui ont suivi le traité de commerce anglo-français de 1860, le commerce spécial de la France s'est chiffré de la manière suivante :

MOYENJVE ANMJELLE.

Importations. Exportations. Total.

1 Statistical abstract 1886. Les navires employés sur les rivières et dans la navigation intérieure ne sont pas compris dans ce chiffre.

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