INTRODUCTION. XXXIII
a servi de point de dépari au livre de Proudhon, n*avait pas reçu de solution. Je Tai donnée en formulant la loi de la valeur relative des capitaux fixes et des capitaux circulants. C'est la eJef de tant de problèmes qui paraissent encore obscurs.
Certaines des formules que j'avais émises dans la première édition de ce volume ont déjà fait leur chemin dans le monde, ^ en France et en Angleterre. Au point de vue pratique, la Tunisie a pris Yacte Torrens, FAlgérie se prépare à l'appliquer, et j'espère bien l'acclimater en France. L'impôt sur le capital qui paraissait un monstre, il y a quelques années, a perdu son caractère horrifique. Beaucoup de ses anciens adversaires en acceptent maintenant les bases essentielles.
Je me suis attaché aussi à combattre le préjugé qui fait provenir chaque crise commerciale de la « surabondance de la production ». J'ai prouvé, au contraire, que toute crise commerciale était le résultat d'un excès de consommation. Là encore la distinction entre les capitaux fixes et les capitaux circulants donne la solution de la difficulté.
Beaucoup d'économistes distinguent la propriété foncière des autres capitaux ; ils lui donnent un caractère particulier : ce vieux préjugé romain, féodal, de légiste, fait tache dans la science économique.
La loi de Malthus est une loi conçue à pinori, que les faits démentent. 11 en est de même de la loi de Ricardo sur la Rente. La rente foncière n'est qu'une des formes du crédit : c'est la rémunération du prêt d'un instrument de travail par celui qui veut l'utiliser.
Au point de vue du travail humain, j'ai considéré que l'homme était un capital fixe comme un autre, le travail une marchandise comme une autre. L'un et l'autre obéissent aux lois économiques auxquelles sont soumis les autres capitaux fixes ou circulants.
J'ai formulé un certain nombre de lois que je considère comme nouvelles : j'espère qu'en les lisant dans le résumé où je les réunis à la fin de ce volume, on trouvera qu'elles forment un tout.