‹ La science économique (volume 2)Chapitre 30 sur 196 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

Ce ne sont pas seulement les . adversaires des économistes qui ont Tinfatuation de Tignorance. Certains économistes n'en sont pas exempts. Us attachent souvent beaucoup d'importance à ce qui n'en a pas et prennent des mots pour des choses. Beaucoup d'entre eux ont encore des préjugés relatifs à la monnaie et à la valeur des métaux précieux qui, sauf la forme, ne diffèrent pas essentiellement de ceux des bonnes femmes.

II y en a ainsi qui ont perdu la foi dans la science : ils se débattent tiraillés entre des tendances i|[iultiples et contradictoires ; ils subissent l'influence des catheder socialisten ; ils mêlent à l'étude des doctrines des préoccupations politiques, plus ou moins personnelles ; ils jouent le rôle que Pascal définissait ainsi dans sa sixième lettre :

« L'affirmative et la négative de la plupart des opinions ont chacune quelque probabilité, au jugement de nos docteurs, et assez pour être suivies avec sûreté de conscience. Ce n'est pas que le pour et le contre soient ensemble véritables dans le même sens, cela est impossible ; mais c'est seulement qu'ils sont ensemble probables, et sûrs par conséquent. »

Cet esprit permettait à un député (mai 1887) dlnvoquer l'autorité de Bastiat pour essayer de justifier les droits sur les blés et les bestiaux !

l'empirisme économique.

Ce livre est partagé en deux parties bien distinctes : la partie scientifique dans laquelle j'expose les données et les lois de la science ; la deuxième partie dans laquelle je montre les violations de la science dont se rend coupable l'empirisme économique !

L'empirisme précède la science. L'humanité commence par pourvoir à ses besoins, sans faire la théorie de ses actes. Elle se sert du levier avant de savoir ce qu'elle fait. Elle mange et elle boit sans connaître le rôle physiologique de l'alimentation.

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