‹ La science économique (volume 2)Chapitre 60 sur 196 · LA CIRCULATION · texte numérisé non relu

LA CIRCULATION

L*indu8tri6.— Le commerce.— Définition de la circnlation.— Définitions préci* dentés : Coqaelin, J.-B. Say et Stuart Mill.— M. Menier.— Laproéhtetkm mt en raison géométriqme de la rapidité de la eireulaHom.

L'homme approprie à ses besoins des agents naturels en faisant subir à la matière des changements d'état. En langage économique, ces changements consistent dans Faction des capitaux fixes sur les capitaux circulants.

Mais ces changements n'ont lieu qu'à Taide de l'échange, qu'à Taide des transports. L'industrie consiste à mettre des capitaux circulants d'origine diverse en contact, et à les soumettre à l'action d'un capital fixe. Ainsi le métallurgiste met do minerai, venu d'Espagne, en contact avec de la houille, irenue d'Anzin, dans un haut fourneau. Le fer obtenu, il faut qu'il soit mis en contact avec le consommateur. C'est l'opération du commerce. Le consommateur en fera des charpentes, des machines, des marteaux ou des clous, peu importe.

A ces divers phénomènes doit être appliqué le terme de ctreulatioriy beaucoup trop restreint jusqu'à présent :

La circulation est l'ensemble des phénomènes à Vaide desquels s'opère la transformation des capitaux circulants en nouveaux capitaux circulants ou en capitaux fixes.

Je sais que cette définition, pas plus que la plupart de celles que j'ai données, ne fait partie du vocabulaire économique actuel. Coquelin définissait tout simplement la circulation : «la disposition au mouvement * » ; à coup sûr, on ne reprochera pas à cette définition d'être trop étroite. Elle est si large, qu'elle ne précise rien.

1 Dictionnaire d'économie politique.

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