LA CIRCULATION
ay dit : « C'est le mouvement des monnaies, des mar- Sy lorsqu'elles passent d'une main dans une autre. » tuart Mill : « Le nombre moyen des achats Taits par ièce de monnaie donne la conclusion d'une somme > donnée. »
[nier économiste qui ait bien compris toute l'imporla circulation est M. Menier ^. Ce sera là son titre de ns l'histoire des doctrines économiques, nellement, je lui devrai toujours une profonde recon- 3 : car, grâce à sa grande expérience pratique des il me découvrit des horizons que mes études théori-
m'avaient point fait apercevoir; il me montra par mples que toutes les questions économiques se résu-* n une seule : la circulation.
est mon idéal, à moi industriel ? dit-il, c'est de transi plus rapidement possible mes matières premières en dises et mes marchandises en^un nouveau capital, bénéfice.
quelle est la mesure de cette production ? Peut-on la ler ? Peut-on montrer d'une manière positive l'influence ipidité de la circulation a sur la production ? s questions, je n'hésite pas à répondre : — Oui, on le de la manière la plus simple. Une seule hypothèse mettra de déterminer ce phénomène avec précision, tplifier l'opération, je fais abstraction des intérêts com-
re avec un capital circulant de 100 000 francs (matières
is], qui tous les ans est transformé en capital circulant
idises), qui me donne un effet utile que je représente
30 francs.
rrive-t-il au bout de dix ans ? J'ai un nouveau capital
00 francs, égal à mon|capital primitif.
s alors avec un capital de 200 000 francs qui me donne
'ie et application de Vimpôtaur h capital, liv. IV, ch« «i.
112 LA SGIENCB ÉCONOMIQUE.
chaque anoée un bénéfice de 20 000 francs : au bout de db^ années nouvelles, j'ai donc un capital de 400 000 francs.
« Ce capital me donne 40 000 francs de bénéfice chaque année : au bout de dix années, j'ai donc 800 000 francs .
« J'ai supposé que j'avais obtenu ce résultat en trente ans. Mais si, au lieu de trente ans, je n'en ai mis que vingt, mon capital, au bout de trente ans, ne serait pas seulement de 800 000 francs, il serait de 1 600000; si, au lieu de vingt ans, je n'en ai mis que dix, il serait de 3200000 francs.
« De là, je conclus que la production est en raison géométrique de la rapidité de la circulation^, »
La production d'un pays dépend de la rapidité de la circulation.
Mieux une nation peut utiliser l'espace et le temps, plus elle produit.