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Graph 9.— Prît delà (erre et des prDdnilt igricoles de IT8) à 18 (d'uprès M. d« Foïiile).
raugmentaiîon du prix du blé n'a été que de 15,8 pour 100.
On dit que « la terre manque de bras m y et Ton se plaint de la cherté des salaires des ouvriers. Cependant ils n'ont augmenté que dans la proportion de 100 pour 100.
Cette plus-value de la terre vient de ce qu'on commence à en tirer un meilleur parti. 11 est vrai que Taugmentation par hectare de la production du froment n'a été que de 82 pour i 00. C'est la preuve que la valeur des capitaux fixes ne monte pas seulement en raison arithmétique de l'abondance des capitaux circulants. Elle monte non seulement en raison de la plus grande quantité qu'ils fournissent, mais encore en raison de la plus grande quantité d'utililés qu'ils paraissent pouvoir fournir et surtout de l'abondance des capitaux circulants dans le milieu où ils se trouvent.
De plus, il ne faut pas seulement tenir compte dans l'évaluation des prix de la plus grande quantité du rendement ; il faut tenir compte de l'économie des capitaux circulants employés à les produire. Ainsi, l'usage du semoir a économisé la semence de moitié. L'emploi des machines à battre a supprimé une énorme quantité de main-d'œuvre. La facilité des communications a ouvert de nouveaux débouchés aux produits.
Cependant, quoique la valeur de la terre ait monté de 300 pour 100, ce chiffre est bien inférieur à ce qu'il devrait être. Dans ce siècle, l'industrie agricole est peut-être celle qui a le moins progressé. Certes, la chimie et la physiologie ont indiqué nettement les conditions de la culture et l'ont réduite en formules d'une extrême simplicité. Jusqu'à présent, elles ont été peu appliquées. Les machines à vapeur employées dans toutes les autres industries sont encore négligées par elle. Des 4600000 chevaux- vapeur existant en France, l'agriculture n'en emploie pas le centième. Enfin, je ne parle pas de toute la quantité d'utilités négligées ou perdues par l'homme.
M. Denayrouze et M. Ville calculent que, par l'irrigation et les engrais chimiques, on peut élever de 3 000 francs chacun la valeur des 33 millions d'hectares susceptibles des améliorations
de cette sorte; ce serait donc une plus-value de 100 milliards pour le sol de la France *.
En Angleterre, nous voyons se produire un phénomène identique. J'emprunte ces chiffres à M. Gaird [Landed Interestf p. 157, 1878).