‹ La science économiqueChapitre 1 sur 210 · H PREFACE · texte numérisé non relu

H PREFACE

questions économiques ou financières, tantôt comme conseiller municipal de Paris, comme député, comme ministre des Travaux publics, ou comme simple citoyen, tantôt comme membre d'importantes commissions chargées d'étudier des questions spéciales, celle de la réforme du cadastre, celle du régime fiscal. J'ai fait pendant trois années partie de la Commission de contrôle de la Monnaie. J'ai été, en 1903, un des membres du Comité chargé de recevoir les délégués des gouvernements du Mexique, des Etats-Unis et de la Chine, venus en France poiir conférer sur « les moyens les plus propres à stabiliser les change« entre les pays à monnaie d'or et les pays à monnaie d'argent. »

Membre de la Commission de la Dépopulation, je lui ai présenté un travail sur les Obstacles économiifues à la population dont les conclusions furent adoptées. Je suis membre du Conseil supérieur de statistique, de la Commission de contrôle du Recensement et de l'Institut international de Statistique.

En 1883, j'ai persuadé à M. Cambon, alors résident de France en Tunisie, d'y appliquer VAcl Torrens qui, depuis 1858, régit la propriété en Australie, et que j'avais fait connaître en France en 1877.

Le 14 décembi'e 1884, il m'écrivait : « Depuis que j'ai eu le plaisir de vous voir à Tunis et de correspondre avec vous au sujet de l'Act Torrens, j'ai étudié ce document dont je ne connaissais l'économie que par vos articles du Globe et du Petit Colon. Vous en donniez, du reste, une analyse très complète et très suffisante. Vous avez, je crois, signalé le premier les avantages de cette façon de procéder. »

J'ai posé, en 1901, la Question des Sucres dans un petit livre qui avait le mérite de la rendre compréhensible à tous : et au moment de la conférence de

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Bruxelles, j'ai secondé activement, en Angleterre et en Autriche-Hongrie, la volonté de M. Caillaux de la l'aire aboutir. Après la convention du 5 mars 1902, j'ai communiqué à la Royal Statistical Society de Londres une étude sur The Sugar Induslry on The Continent pour laquelle j'ai reçu la Guy medal, honneur qui n'a encore été décerné à aucun autre étranger.

M. Rouvier, dans son discours du 26 janvier 1904, citait l'opinion de M. Kaul'mann qui, dans son remarquable ouvrage sur la Politique française en matière de Chemins de fer opposait le refus de l'Etat prussien de diminuer les tarifs de transports « à cause de la situation financière de l'Etat » au dégrèvement sur la grande vitesse, accompli en France en 1892. M. Rouvier ajoutait : « Dans l'affaire qui nous intéresse, c'est M. Yves Guyot, ministre -des Travaux public's, alors que j'avais l'honneur d'être son collègue comme ministre des Finances, qui, poussant plus loin, par des négociations longues et difficiles, les avantages qui résultaient de l'article des conventions dont je viens de rappeler l'existence, obtint cette réforme de l'abaissement des tarifs de la grande vitesse à laquelle l'écrivain allemand envoie le salut que je suis heureux pour ma part de rencontrer sous une plume étrangère. »

J'ai été activement mêlé à toutes les campagnes économiques qui ont agité le monde depuis quarante ans.

J'ai combattu le bimétallisme, et affirmé que les plans qu'il avait suscités étaient condamnés a un échec. Est-ce que l'Angleterre pouvait jamais consentir à jeter la moitié de ses créances par dessus bord ?

Deux paris de dîners, l'un engagé en 1894 et gagné en 1895, l'autre engagé en 1897, et gagné à la fin de 1902, contre M. Edmond Théry, secrétaire général de la Ligne Bimétallique française, ont prouvé la justesse de mes prévisions.

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