IV PREFACE
Quand M. Chamberlain lança son programme de la Fiscal relorm le 15 mai 1903, j'exposai immédiatement dans la Fornightly review et dans le Journal des Economistes les motifs pour lesquels il devait être battu dans la Grande-Bretagne ; et, trois élections, la convention commerciale conclue cette année entre le Canada et les Etats-Unis m'ont donné raison.
A la fin du mois de mars 1899, lorsque la pétition des Uitlanders parvint eu Europe, j'annonçai que, si M. Kruger continuait sa politique habituelle, la guerre en résulterait fatalement ; car il était impossible que l'Angleterre ne remplît pas les obligations que lui imposait la convention de 1884 et laissât une industrie, comme celle des mines d'or, abandonnée aux caprices d'une petite oligarchie.
Au mois de janvier 1904, alors que, dans les centres diplomatiques, on croyait que la paix ne serait pas troublée entre la Russie et le Japon, comme j'avais étudié les documents japonais, publiés en anglais, exposant le programme financier et militaire du Japon depuis la guerre de Chine en 1895, je savais que le Japon était prêt, et j'annonçais que, si la Russie continuait ses atermoiements, la guerre éclaterait et que la Russie serait vaincue.
Par mes relations personnelles, dont quelques-unes très intimes, dans presque tous les pays, j'ai été initié aux détails de nombreuses affaires.
Il en résulte que, si j'ai étudié à peu près tous les travaux importants publiés sur les questions économiques, je ne les ai pas vues seulement à travers du papier imprimé. Je les ai vues en action. Ce livre est vécu.
II. Je n'ai pas cessé d'opposer aux sophismes et aux illusions du socialisme les réalités de la Science Economique. Le 2 avril 1881, je fis rejeter, par le Conseil