REVENUS DE CERTAINS CAPITAUX FIXES
Usines
sidérurgi-
Usines à
Propriété dod
bâtie
Propriété bâtie
lioes
Carrières
ques
gaz
Millions
de £,
En 1893, le revenu brut des cinq cédules de VIncome tax était de 718 millions de £, en 1908 de 982, en 1909 de plus d'un milliard.
Si la période 1865-1869 égale 100, nous trouvons en 1902 les chiffres suivants :
La table de M. Sauerbeck, prenant pour point de départ 100 la période 1867-1877, indique une baisse de 28 à 29 p. 100 dans les prix des 45 objets d'alimentation et matières premières qu'il a choisis. Si ces 45 objets ont baissé de valeur parce que la frappe de l'argent a été suspendue et qu'il y a eu une contraction monétaire, comment se fait-il que les revenus des capitaux fixes
(1) Voir dans le Journal des Economistes, janvier 1911, une étude sur la fonte et l'acier, par sir Hugh Bell, un des plus grands métallurgistes de la Grande-Bretagne.
(2) Memoranda prepared in the Board ol Trade, 1903, vol. I, p. 456. Il n'y avait pas de renseignemente pour les années 1854-1859 ; les périodes quinquennales ne commencent qu'en
CAPITAUX nnCUr.ANTS DT CAPITAUX FIXES
aient augmenté dans les proportions énormes indiquées ci-dessus ?
Il est vrai que parmi ces capitaux, il y en a un qui a iDaissé de valeur : c'est la propriété non bâtie. Elle a baissé de 16 p. 100. Mais si on calcule la perte que repré-
sT
index numbers du revenu soumis à VIncomc taxe
♦ ♦ ♦ ♦ ♦ prix des marchandises (Sauerbeck). ^ index numbers du revenu arrondi.
Los chiffres 140, 120, 100, indiquent l'échelle de ÏIndex number de Sauerbeck.
Graphique 4. — Les revenus et les taxes.
sente cette diminution avec l'augmentation de revenu des autres capitaux, le bénéfice général n'est pas douteux. Dans un autre tableau présenté à la session de l'association afr advancement of priées, tenue à Cambridge en 1904, M. Bowley établit le rapport du revenu et des salaires corrigés par les Index numbers de Sauerbeck.
i.A science: economioue
Index numbers Revenus et salaires Index numbers
dos prix corrigés par Je la foDsomiaïiioB
de Saiierbeck l'Index numbers
En ajoutant la baisse des prix aux revenus et aux
Index numbers pour le total des salaires el
revenus par rapport à la population, corrigé par l'Index numbers de Sauerbeck.
Index numbers de la consommation des marchandises communes d'après G.-A. VVood.
Gr\phique 5. — Salaires et revenus, et consommation relativement à la population.
salaires, on trouve une augmentation de 60 p. 100 dans leur pouvoir d'achat, tandis que la consommation n'a augmenté que de 33 p. 100. Il en résulte donc qu'il y a
n APPORT OF i/i:sp.\ci: .\vi:r i.\ vAi.ruR df.s capitaux 1 1 Tt
eu une augmentation d'épargne, c'est-à-dire Vabsorption dans les capitaux fixes de 27 p. 100.
Le graphique n° 4 montre l'écart de plus en plus grand entre les revenus et les prix des capitaux circulants dans le Royaume-Uni.
Le graphique 5 montre la progression des revenus et salaires, diminuée relativement à l'augmentation de la population et la progression de la consommation des marchandises communes dans le Royaume-Uni.
Dans les premières éditions de la Science économique, j'ai donné beaucoup plus de faits que je n'en donne ici. On peut s'y reporter. On peut soumettre à la même investigation les phénomènes économiques des Etats-Unis. Le Census décennal donne tous les renseignements nécessaires pour cette étude : partout on trouvera confirmée la loi inductive qui donne la solution de la prétendue contradiction économique signalée par J.-B. Say et commentée par Proudhon.
« La richesse d'un pays étant composée de, la valeur des choses possédées, comment se peut-il qu'une nation soit d'autant plus riche que les choses y sont à plus bas prix ? »
D'après ce que nous venons de voir, il y a là une confusion de mots : les choses ne se mesurent que par les choses, les valeurs par les valeurs ; il ne peut y avoir une hausse générale ni une baisse générale dans un pays : par conséquent, il est faux de dire qu'une nation est d'autant plus riche que les choses y sont à plus bas prix. Il faut dire : que « certaines choses ». Or quelles choses ? Nous renvoyons aux lois que nous avons formulées dans le livre précédent : le progrès industriel consistant à augmenter sans cesse les utilités contenues dans les capitaux fixes, et à économiser la consommation des capitaux circulants (matières premières) en augmentant la production des capitaux circulants (produits), il en résulte que la valeur des capitaux circulants baisse et la valeur des capitaux fixes augmente.
Le problème posé par J.-B. Say reçoit la solution suivante :
Le progrès économique a pour critérium Vaugmentation de la valeur absolue et relative des capitaux fixes, la réduction de la valeur des unités des capitaux circulants et V augmentation de leur valeur globale.