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XIII. Le prix est l'expression de la valeur en monnaie

Les métaux, dit précieux, sont des marchandises.

Les pièces de monnaiç sont de petits lingots de types déterminés dont le poids et le titre sont certifiés.

L'or est une marchandise dont la production est limitée par son prix de revient et qui correspond à des besoins. Sa valeur n'est pas créée par l'Etat ; car elle a une valeur en dehors de toutes les frontières et de toutes les dispositions légales.

Mais comme il représente Vétalon monétaire, son prix est fixé par les 77 sh. 9 pence que la Banque d'Angleterre paye par once d'or à toute personne qui lui en apporte. Il a un débouché certain et à prix fixe.

1° Ce prix constitue une mesure invariable ;

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2° La quantité du métal or peut augmenter ou diminuer, l'offre et la demande peuvent varier : Vétalon reste fixe (33 Vict. 1870, chap. X).

ïl est faux de dire : la valeur de l'or a baissé ou ? haussé, si on ne spécifie pas l'objet auquel on la compare.

L'étalon monétaire, en fixant la nature, la quantité et le titre du métal qui constitue Vunité monétaire, détermine le prix prototype auquel se rapportent les prix de tous les objets, y compris ceux de ce métal même et de tous les services. Il est la constante des prix.

C'est d'après ce prix prototype qu'on peut calculer la valeur de l'or dans les diverses places du monde, la valeur de l'or dans le passé et dans l'avenir.

L'étalon monétaire institue le moyen de liquidation de tous les actes comportant un échange ou une rémunération dans le pays où il est établi.

La circulation d'un pays est d'autant plus développée que l'usage de la monnaie y est plus restreint, relativement au chiffre de ses salaires.

Ou autrement : La richesse est en raison directe de la valeur relative et absolue des capitaux fixes, en raison directe de la valeur absolue des capitaux circulants et en raison inverse de leur valeur relative.

Le débouché d'un produit est en raison de la rareté des identiques et de l'intensité de la demande dont le po\ivoir est réglé par la valeur des équivalents.

La production ne surabonde jamais, si elle saarebse à un besoin dont l'homme a conscience.

La pléthore de certains capitaux circulants sur un point ne provient pas de leur surabondance, mais de la rareté de leurs équivalents, résultant soit du coût de la production de ceux-ci, soit des obstacles naturels, comme l'espace ; artificiels, comme le protectionnisme et le fisc, qid s'opposent à leur échange.

Un capital fixe ne perd pas sa valeur par suite de l'abondance des capitaux circulants, identiques à ceux qu'il peut produire, mais parce qu'il ne peut les produire qu'à un trop haut prix de revient, ou autrement, parce qu'il ne peut pas en produire en assez grande quantité.

Tous les procédés artificiels, employés pour augmenter la valeur des capitaux circulants en en diminuant

la quantité, ont pour résultat de diminuer la valeur des capitaux fixes.

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