V. Les moyennes
■yi. La loi des grands nombres. — Les boules blanches et les boules noires. — Expérience de Ouétclet. — Les probabilités. — Les actuaires.
Vn. Les graphiques.
I. Si la Science Economique est \me science d'observation, ceux qui la pratiquent ne peuvent faire des
o/ priées ISSS-ia'îe) ; Cobden 1841-1804 ; .Toh.n Bright (1845- 1889) ; Rossi, Cours- cléconomie poUlique (1840) ; Michel Chevalier, Cours d'écon. pol. (1842-1850) ; Charles Dunoyer, la Liberté du travail (1845) ; Frédéric Bastiat (1844-1850) ; A.-E. Cherbulie/, Précis de la Science Economique (18G2) ; Henri Fawcett (1850- 1886), Manuel o/ political Eeonomy. Free Irade and protection (1878) ; H.-D. Macleod, Principles o[ philosophical Econonuj (1872) ; The Theory and Praclice o] Banking ; Courcelle Seneujl, Traité d'économie politique.
Les œuvres des Physiocrates, de Turgot, d'Adam Smith, de Ricardo, de Malthus, de J.-B. Say, ont été publiées dans la grande collection des Economistes de Guillaumin. Celles des Anglais y sont traduites.
(1) Voir la Statistique, par M. André Liesse, professeur d'économie industrielle et de statistique au Conservatoire des Arts
18 LA SCIENCE I^COXOMIQUE
expériences de laboratoire. Ils doivent se borner à constater ce que font les personnes qui agissent pour d'autres intérêts que celui de la science. La statistique leur fournit la plupart des documents.
Tel commerçant redoute la comptabilité parce qu'il ne veut pas se rendre compte de sa situation. Quiconque dédaigne la statistique prouve également son mépris des faits et son amour de l'indéfini.
La statistique ajoute à l'expérience individuelle tous les grands nombres réunis par les Etats, les municipalités, des associations ou des maisons de commerce.
Dans les vieilles civilisations orientales, chez les Hébreux, en Grèce, il y a eu des statistiques plus ou moins embryonnaires. Il y en eut certainement de développées à Rome.
Les polyptiques, comme celui d'Irminon, le Domesday book de Guillaume le Conquérant, les Atti délia Republica de Venise, sont des documents de statistique, établis dans un but administratif.
Les premiers ouvrages de statistique datent du seizième siècle.
Cependant elle ne s'applique pas seulement aux faits sociaux ; ou établit des Statistiques astronomiques, météorologiques, biologiques. C'est par la statistique météorologique que le commandant Maury a pu déterminer les vents et les courants des océans.
Guerry, Moreau de Jonnès, Guillard, ont défini la statistique « rénumération méthodique d'éléments variables dont elle détermine la moyenne ».
Cette définition représente la tradition de Jacques Bernouilli, de Poisson, de Quételet, qui cherchaient des grands nombres afin d'en dégager une moyenne.
La définition de M. Jacques Bertillon a l'avantage d'être générale : La statistique est l'étude du dénombrement des choses, des personnes et des faits. Celle de Léon Say est à la fois plus concise et plus complète :
et Métiers. Eléments de statistique, par Fernand Faure; Traité de Statistique^ par Maurice Block ; Cours de statistique, par Jacques Bertillon; Manuel de statistique, par Turquan ; The Eléments o{ Statistic, par Arthur Bowley; Les représentatiuns graphiques et la Statistique comparative, Lucien March. (Société de Statistique, nov. 1904 et janv. 1905.)
La statistique est la science des dénombrements et de Vemyloi de leurs données (2).
M. Femand Faure remplace ces derniers mots par ceux-ci : « La coordination des chiffres obtenus. »
Découvrir des vérités, c'est faire de la science ; et par conséquent, la statistique est une science.
Aux Etats-Unis, maintenant, tous les cinq ans, le Census constitue un effort statistique auquel rien, dans le monde, ne peut être comparé. Ses bureaux couvrent un vaste espace à Washington, ont un personnel considérable secondé par un puissant outillage mécanique qui additionne et classe les fiches.
Le Bureau of Statistics Department of Commerce and Labor, publie le Monthhj summary of Commerce and Finance et chaque année un Statistical abstract.
Les cotes des Bourses, les bulletins commerciaux, les circulaires de certaines maisons de commerce, les statistiques des sucres établies par M." Licht, sont des documents statistiques de premier ordre, tous les jours répandus dans tous les pays civilisés.
Les socialistes déclarent que la « société » donnera satisfaction aux besoins de chacun, sans heurt, sans crise, sans concurrence ; qu'il y aura toujours dans chaque ville, dans chaque bourg, dans chaque canton, juste assez de grain, pour que chacun ait la quantité de pain qui lui sera nécessaire, juste assez de viande, assez de volailles, pour que chacun ait la ration alimentaire qui lui conviendra ; juste assez de chaussettes, de chemises, de draps, pour que chacun soit abondamment pourvu sans que jamais il y ait trop ou trop peu d'approvisionnements, le tout réglé par des gens qui n'auront aucun intérêt à accomplir convenablement cette besogne. A cette question modeste : Comment êtesvous sûrs qu'il n'y aura pas des à-coups, tantôt disette, tantôt superflu, tantôt engorgement ? ils répondent : La statistique y pourvoira (1).
Pour conserver le droit d'avoir cette belle illusion, la plupart s'abstiennent soigneusement de compulser les études des statisticiens de métier ou de vocation.
(2) Discours sur la statistique internationale. — Journal de la Société de Statistique, nov. 1885, (1) Vaillant, député de. P3p§,
Elles leur apprendraient que jamais les statistiques ne peuvent donner les résultats qu'ils en attendent.
Tantôt les ignorants s'écrient : Ce sont des chiffres cela ! quand les chiffres paraissent conformes à leurs opinions préconçues. Dans le cas contraire, ils disent : La statistique, cela ne signifie rien !
En France tout au moins, la Chambre des députés est un des lieux où l'on abuse le plus et où Ton médit le plus de la statistique : et chaque législature n'est que le résultat d'une opération de statistique, car tel est le caractère des élections. Elles sont, au point de vue politique, ce que sont les prix relativement aux marchandises. Leurs résultats indiquent les opinions, les désirs, les préjugés et les vérités que préfèrent les électeurs. Si les élections sont faussées, elles créent des illusions dangereuses pour le pays. Si le système électoral est faux, elles donnent des résultats erronés. Emile Macquart, M. Meuriot, ont prouvé, que, tandis que tout notre système politique est fondé sur la volonté du plus grand nombre, ses délibérations ne sont' prises que par les représentants d'une minorité (1).
Ce n'est pas la preuve que la statistique électorale doive être supprimée ; mais c'est la preuve que les méthodes doivent en être profondément modifiées.
II. Les renseignements statistiques. — Le producteur de statistique ne doit avoir qu'une préoccupation : éviter les causes d'erreur dans l'établissement des chiffres. Il n'a pas à savoir l'usage qui sera fait de son œuvre. Fonctionnaire, il doit pratiquer l'héroïsme de la vérité.
Les données élémentaires des statistiques officielles se recueillent de trois façons : par des évaluations où le coefficient personnel d'erreur joue un grand rôle ; au moyen de registres où les événements sont enregistrés les uns à la suite des autres, ou au moyen de fiches dont chacune représente un des événements, une des personnes ou une des choses qu'il s'agit de compter.
L'expérience a prouvé que les opérations du dépouillement et de la totalisation des recensements, ne doivent pas être morcelées, mais doivent se faire au centre. C'est le système maintenant adopté en France.
(1) Voir les dernières jinblic-ilions sur ].i neprrsrniation proporlionnelle.
L'erreur dans une évaluation est le rapport de la différence entre Vévaluation et la vraie valeur réelle : on dit que l'erreur est positive quand l'évaluation est inférieure à la valeur réelle (1).
Le consommateur de statistiques doit examiner Vori- (jine des statistiques. Par qui et dans quel but ont-elles été faites ? Les statistiques résultant de perceptions fiscales, par exemple, ont un autre caractère de certitude que les statistiques qui n'ont pas de sanction.
Le douanier ne s'occupe des objets qui passent la frontière, qu'au point de vue de la perception du droit ; autrement, ils ne l'intéressent pas.
Les exportations lui sont donc indifférentes. Il ne s'occupe pas de celles qui se trouvent dans les malles du voyageur, et quant à celles qui remplissent les wagons ou les navires, il se contente des déclarations de l'expéditeur (2).
La statistique commerciale doit donner les quantités et les valeurs ; mais ceux qui raisonnent sur les statistiques commettent une grosse erreur s'ils amalgament comme des unités de même ordre les kilogrammes de joaillerie ou de soie et les tonnes de houille ou de minerai.
L'illustre statisticien anglais sir Robert Gifïen dit : « On vous donne un total, sachez ce qu'il y a dedans. »
On lit : la consommation du coton, en usage dans la Grande Bretagne, était en 1891, de 3.181.000 balles de coton ; en 1909, elle n'est que de 3.053.000 balles : donc baisse de 4 %, tandis que la consommation de l'Europe a passé de 3.640.000 balles à 6.186.000, donc hausse de 70 % ; celle des Etats-Unis de 2.431.000 balles à 4.707.000, donc hausse de 90 "j^. De là, on conclut à un recul de l'industrie anglaise.
Mais on oublie que si la broche consomme aux Etats- Unis 42 kilos de coton, sur le continent de 32 à 36 kilos, elle n'en consomme dans la Grande Bretagne que 18 kilos. La Grande Bretagne produit les numéros fins qu'aucune nation ne peut produire dans les mêmes conditions et si on compare le chiffre du produit au chiffre de la
(1) BowLEY, Eléments o{ Stalistics, p. 201.
(2) Yves Guyot, les Stalisliques douanières apud la Comédie protectionniste, 1. IX et apud Le Commerce, 1. VII.
'SZ LA SCIEXCi; ECONOMIOUi:
matière première, on constate qu'elle doit être d'environ 40 % supérieure à celle du continent et à celle des Etats- Unis de plus de 50 %.
Las chiffres, en admettant qu'ils soient exacts, que les rapports qui ont servi à les établir n'aient pas été altérés, peuvent indiquer tel ou tel phénomène ; ils n'indiquent pas les causes du phénomène. Il faut faire parler les chiffres.
Jamais une statistique ne peut donner que des approximations. Lui attribuer une vérité absolue, c'est méconnaître toute niéthode.
Une statistique ne peut constater un état de choses qu'à un moment donné, et encore, pendant ce moment même, il y a des faits qui l'altèrent. Le soir du recensement, le chiffre des vivants et des morts n'est pas le même que le matin.
Les cours d'un marché ont varié dans la journée. En France, la cote de la Bourse n'indique pas sur quel chiffre de transactions le cours a été établi.
Une statistique nécessite des cadres uniformes. Elle vaut par des comparaisons. Les statistiques ne sont utiles que si les rapports sont constants ; or, presque toujours, et souvent par des circonstances forcées, les rapports varient.
Par exemple, vous consultez une statistique de la France : mais en 1859, la France a subi une augmentation de territoire ; en 1870, une diminution ; il faut tenir compte de ces phénomènes, si on veut avoir des rapports exacts.
En étudiant une statistique, on doit partir de cette règle : la constance des chiffres.
Si un changement brusque se produit, il doit être le résultat d'une erreur ou de l'intervention de nouveaux coefficients qu'il faut rechercher.
Je n'en veux citer qu'un exemple : l'amirauté anglaise publia des tableaux qui prouvèrent que, à partir de 1873, les maladies contagieuses avaient diminué à la suite des Contagions diseases acts. Les partisans de la réglementation de la prostitution triomphèrent alors. « Vous voyez (;ue les acts ont diminué la maladie ! »
Or, ces tableaux indiquaient non une diminution, mais une dissimulation de la maladie, parce que, cette
année-là, on avait pris la mesure ingénieuse de supprimer la paye aux soldats et aux marins qui s'avouaient malades (1) !
La statistique est une des preuves du déterminisme qui règle les choses humaines comme les autres.
Rien de plus difficile et de plus important pour ceux qui font la statistique et pour ceux qui en font usage que de déterminer exactement le sens des rubriques.
La statistique du paupérisme ne donne que le chiffre des pauvres officiels. Leur nombre ne dépend pas de l'état de gêne des habitants, il dépend de la conception que l'administration se fait de l'assistance.
III. Les monographies de Le Play. — L'école Le Play a fait beaucoup de bruit autour des monographies (2). R. de Fontenay (3) et Rûmelin (4) en ont fait la critique. Elle suppose que tous les individus d'une certaine catégorie vivent exactement de la manière de l'individu observé plus ou moins exactement. Or cette concordance ne peut se trouver que dans les existences les plus simples. L'enquête porte sur d'infimes détails. « Le chiffonnier de Paris » interrogé par Le Play, lui dit qu'il boit par an 4 litres de vin ni plus ni moins ; et Le Play enregistre gravement à son budget annuel 4 litres x 0,50 = 2 francs par an, exactement.
Aucun des adeptes de l'école de Le Play n'a songé à donner au public sa propre monographie de famille. Beaurin-Gressier, seul, a livré à la Société de Statistique, son budget des dépenses pendant une année ; et son exemple n'a été suivi par personne.
(1) Après une remarquable enquête, qui n'a pas duré moins de trois ans, sur les résultats statistiques de l'application des Conlagious diseasee acls, ils ont été définitivement abolis en Angleterre, le 2 avril 1886. Voir, sur les erreurs des statistiques médicales, la Prostitnlion, par Yves Guyot. Je dois dire que depuis cette époque, en France, les médecins et les fonctionnaires de la police n'ont fait aucun progrès au point de vue de la statistique. (Voir les Congrès de Bruxelles de 1900 et de 1902 pour la prophylaxie des maladies vénériennes et les travaux de la Commission extraparlementaire du Régime des Mœurs. 1904-1906).
(2) Science sociale, 2' éd., 1863; 3' éd., 1874. Les 'Ouvriers européens.
(3) Journal des ccononiisles, 1850.
(4) L'obiel de la Slalisiique, 1863 (trad. Guillain), p. 88.
IV. Les pourcentages. — Les chiffres absolus ont peu d'importance. C'est le rapport des nombres entre eux qui constitue les inductions de la statistique. Le pourcentage a la grande supériorité de donner <les raports facilement comparables entre eux. Mais les pourcentages sont susceptibles d'erreurs.
Les tonnes kilométriques transportées en Allemagne par voie d'eau, étaient en 1905 de 15 milliard ; celles de la France de 5 milliards. Mais en France le parcours moyen d'une tonne de marchandises a été en 1905 de 149 kilomètres, tandis qu'il a été en Allemagne de 290 kilomètres. Quand une tonne parcourt 100 kilomètres en France, elle en parcourt 194 en Allemagne.
Or, le tonnage kilométrique s'obtient en multipliant les tonnes effectives par la longueur du trajet qu'elles ont respectivement effectué sur la voie considérée. ■ Il en résulte que comme les tonnes en Allemagne effectuent un parcours de 94 0 0 plus long qu'en France, il faut pour obtenir les chiffres des tonnes transportées, opérer la réduction suivante :
Ml X 100
Si on opère cette réduction de 48 0/0 sur 15 milliards de tonnes, le tonnage effectif est ramené à 7.800 millions.
Celui de la France étant de 5 milliards, soit de 35 0/0 en moins, il en résulte qu'il est faux, que lorsque la France embarque 100 tonnes, l'Allemagne en embarque 300 tonnes. La vérité est qu'elle en embarque 156.
M. César Duval et les divers orateurs du Sénat (1), ne manquèrent d'attribuer aux progrès de la navigation intérieure de l'Allemagne, son développement économique. Il y a là une erreur de méthode que j'ai déjà signalée à plusieurs reprises (2).
J'emprunte les chiffres suivants à un travail de
(1) Séances des 13, 14 et 18 février 1908.
(2) Le P" Lotz, de Munich : Signi(icance o[ German inland waterways. American Academy o[ political and social science. January '1908.
M. Lotz, le distingué professeur de l'Université de Munich.
Votes navigables de V Allemagne non compris les estuaire& accessibles aux navires de haute mer.
Longueur kiloraèlrcs 10.000 10.000
Tonnes kilomélriques 2.900.000.000 15.000.000.000
Chemins de fer.
Longueur kilomètres 26.500 54.400
Tonnes kUométriques 10.900.000.000 44.600.000.000
Il résulte de ces chiffres, que de 1875 à 1905, la longueur des voies navigables n'a pas été augmentée en Allemagne, tandis que le réseau français a été transformé pendant cette période.
Le transport par voie d'eau s'est accru pendant cette période de trente ans de 576 0/0 et celui par chemin de fer de 318. Mais relativement à l'ensemble du trafic, qu'est-ce qu'indiquent ces proportions ?
Pour cent du tralic.
Voies navigables 21 25
Chemins de fer 79 75
Ainsi le transport des voies d'eau a augmenté de 4 0/0 pendant ces trente ans, relativement au trafic des chemins de fer ; et que représente-t-il ? un quart du trafic total. Par conséquent, il n'a contribué au développement de la richesse allemande que dans la proportion des quatre cinquièmes aux trois quarts.
Le procédé de statistique qui, pour obtenir la tonne kilométrique, consiste à multiplier la tonne embarquée par le nombre de kilomètres parcourus, grossit les chiffres des tonnes transportées, en raison de la longueur des parcours effectués, mais n'en grossit pas les gains.
L'expéditeur et le destinataire ne trouvent pas que si une tonne va à deux kilomètres au lieu d'un, elle devienne deux tonnes ; que si elle va à 100 kilomètres,
26 LA SCIENCE ÉCOXOMIOUE
elle devienne 100 tonnes. Ils trouvent que ce n'est ni la quantité, ni la valeur qui en sont augmentées par la longueur du parcours, mais le prix de revient. Loin de représenter un bénéfice, le nombre de kilomètres parcourus représente un effort d'autant plus onéreux qu'il est plus grand. Le tonnage kilométrique ne constitue pas un indice de richesse ; c'est un indice d'effoi't, et tout effort s9 paye.
La distance de 300 à 400 kilomètres entre la Westphalie et les ports de Rotterdam et d'Anvers la constitue à l'état d'infériorité par rapport aux districts miniers et métallurgiques de l'Angleterre situés à proximité de la mer.
Le chiffre des tonnes kilométriques des voies navigables est grossi par le fait que la longueur du parcours par chaque tonne embarquée est plus longue que celle de la tonne expédiée par chemins de fer.
kilomètres.
Dislunce moyenne (voie navigable) 280 290
— (chemin de fer) 125 151
Nous faisons la même opération que celle que nous avons faite pour comparer le tonnage français et allemand des voies navigables :
Si on opère cette l'éduction de 47 0/0 sur 15 milliards de tonnes, le tonnage par voie d'eau, ramené au parcours du chemin de fer, n'est que de 7.950 millions de tonnes.
Nous avons donc :
Voies navigables 7.9.50.000.000 tonnes
Chemins de fer M.600.000.000