I. \ S CI F, N CE F N OU IF N T
ISS
poétique : celui dont les yeux ressemblent aux feuilles du lotus; ce serait, ce me semble, ronsnrdiser en italien. Je n’aime pas non plus que, pour désigner une des plantes qu elle trouvera dans la forêt, Sila emploie l’expression technique de pou cynosuroïdes . Ce sont là du reste des chicanes bien vétilleuses. En somme, le besoin d'alléger un peu la phrase sanskrile, tout hérissée, pour ainsi dire, de ces grands mots composés dont les racines s’entrelacent comme l’inextricable végétation des jungles de l’Inde, le désir de ne pas arrêter le mouvement général de la période par une trop minutieuse reprodution de tous les détails, n empêchent pas M. Gorresio d’être un traducteur fidèle avec élégance, s’il n’est pas littéral jusqu’au scrupule. Je ne doute pas qu’il n’atteigne le but qu’il s’est proposé. En même temps qu’il aura mérité la reconnaissance des indianistes en publiant un bon texte du Rdmûyana , il fera lire ce poème d’un bout à l’autre aux gens de lettres et aux gens de goût, et fera partager, du moins en partie, la vive admiration qu il ressent pour un des plus remarquables produits de 1 imagination humaine. Quand il aura achevé sa tâche, quand le poème entier aura paru accompagné d’une introduction qui sera sans doute bien propre à le faire apprécier, je pourrai y revenir et traiter les questions d'histoire, de philosophie et de littérature que celte introduction ne manquera pas de soulever. Pour aujourd hui, je me hâte de terminer celle rapide excursion dans