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1» rencontre déjà dans Philostralc et dans Eusèbe ; plus récemment elle a conduit à d'étranges conclusions. L’aventureux Gœrres retrouve les Védas dans les prétendus livres d'Hermès; avant lui, le respectable, mais un peu superficiel W. Jones, avait déclaré que c'était dans les Védas qu'on découvrirait la clef des • hiéroglyphes; depuis, cette clef a été découverte par Champollion, M. E. Hurnouf a savamment interprété les Védas dans son cours, et chacun peut s’assurer aujourd'hui que ces curieux monuments de la poésie et de la religion primitives des Hindous n'ont rien à démêler avec les signes graphiques des anciens Egyptiens.
Bohlen, qui a composé son ouvrage sur l'Inde particuliérement en vue de l’Egypte, comme le titre l’indique, ne s'est pas fait faute de rapprochements de tous genres entre les deux pays ; mais aucun de ces rapprochements ne me semble démonstratif. Sauf quelques idées générales, qui se trouvent à peu prés dans toutes les rnythologies, comme l’adoration des puissances de la nature, du soleil en particulier, rien de plus différent que la religion abstraite et sensuelle de l'Inde et la religion matérielle et sévère de l’Égypte, lies cipayes ont cru, dit-on, reconnaître leurs divinités nationales dans un temple de Dcnderah. Ceci ne prouve rien du tout. Les soldais norvégiens qui, sous le nom de Warangues, allaient servir les empereurs de Constantinople, crurent reconnaître aussi les dieux Scandinaves dans les statues païennes de l'hippodrome.