‹ La science et les lettres en OrientChapitre 54 sur 68 · LE H A M A Y A S A · texte numérisé non relu

LE H A M A Y A S A

coups lamentables qu’il a frappés, hélas ! et bien prés <lc moi, il ne m’est guère permis de parler de mes petits maux; mais il fallait expliquer au lecteur, cri supposant qu’il fût assez bon pour s’en apercevoir, pourquoi, au lieu de trouver un article sur Thèbes, daté des bords du Nil, il en trouvait un sur le Ramayann , daté des Pyrénées, et comment ce n’est plus * le voyageur à la poursuite des hiéroglyphes qui va l’entretenir, mais le professeur enroué, à la poursuite d’un peu de voix, dont il aur a besoin, cet hiver, au Collège de France, pour parler de Montesquieu et de Rousseau.

Ne pouvant emporter aux eaux avec moi tous les matériaux qui me servent à compléter par lclude les résultats de l’observation, et ne voulant m'écarter que le moins possible du sujet de mes recherches, j’ai résolu de faire celte fois une excursion épisodique dans l'inde, sauf à revenir bien vite sur les bords du Nil, à peu près comme un voyageur qui, à Suez, prendrait le bateau à vapeur de Bombay, et, quelques semaines après, se retrouverait au pied des Pyramides.

Quand je dis que j'ai cherché dans l’Inde un sujet qui ne m’éloignât pas trop de l'Égypte, je parle plutôt d’après autrui que d'après moi-môme, car je suis moins frappé que ne l’ont été plusieurs écrivains des rapports de l’Inde avec l’Égypte, et je ne vois, pour ma part, aucune raison d’admettre que la civilisation ait jamais voyagé des bords du Gange aux rives du Nil.

Du reste, celte opinion remonte assez haut, car on

Page 1