ÉPILOGUE
de quelques imprimeurs célèbres, on put bientôt liie dans leur langue originale les écrits des philosophes de la Grèce et de Rome : première source d’où sortirent tant de travaux d’érudition, d’études sur les langues anciennes et de recherches relatives à 1 état des sciences dans l’antiquité. D’autres symptômes venaient déjà s’y réunir : les changements dans les mœurs et dans les usages, le perfectionnement des langues vulgaires, le goût et le sentiment des beauxarts, la passion des voyages lointains, tous ces signes caractérisaient un essor extraordinaire des esprits (jui tendaien à s’affranchir des entraves du passé. La gloire de François Ier est d’avoir soutenu et dirigé ce mouvement. Il fonde l’imprimerie royale et le collège de France; il construit Fontainebleau, Saint-Germain, Chambord, et commence le Louvre; il s’entoure de savants et d’artistes; il attire en France Léonard de Vinci, Primatice, Vignole, André del Sarto, Benvenuto Cellini; lui-même, ainsi que sa sœur Marguerite, il cultive la littérature et les arts; sous son règne se produisent presque en même temps : dans les sciences, Ambroise Paré, Michel Servet, Dumoulin, Charles Estienne, Olivier de Serres; dans le droit et la politique, Duprat, Marilhac, Alciat, Cujas, Merlin, Turnèbe, Dolet et Maigret; dans les arts, Jean Goujon, Jean Cousin, Germain Pilon, Pierre Lescot et Phili-