‹ La science et les savants au XVIe siècleChapitre 132 sur 145 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

même époque, les efforts de tout genre qui concoururent à ce mouvement d’émancipation de l’intelligence, les circonstances qui favorisèrent l’émission des idées nouvelles, et même les obstacles qu’éprouva dans son essor cette phase d’évolution du savoir. Tout s’enchaîne et s’explique réciproquement dans les événements de cette période, et il serait difficile de séparer l’histoire des faits scientifiques des faits généraux qui entourèrent leur remarquable développement. Quelques mots, du reste, nous suffiront pour signaler les rapports qui lient les progrès de la science et l’esprit général qui domina ce grand mouvement de l’intelligence : véritable point de départ de la civilisation actuelle.

Dès la première moitié du xvie siècle, la science commençait à recueillir les fruits des découvertes du siècle précédent, et se préparait à s’élancer dans la nouvelle carrière qui s’ouvrait devant elle. Louis XII avait fait transporter en France les bibliothèques des ducs de Milan et du roi de Naples. Il y attirait quelques-uns des savants grecs réfugiés en Italie; il appelait à sa cour Lascaris, Aleandro, depuis cardinal, et Guillaume Budé, qui tenaient le premier rang parmi les érudits du xve siècle. Au même moment, Jean de Trêves, Saint-Gelais et Commines écrivaient leurs mémoires. Grâce aux travaux de ces savants et au zèle

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