‹ La science expérimentaleChapitre 6 sur 22 · Voyez : Le Curare^ p · texte numérisé non relu

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la physiologie générale est précisément d’analyser les mécanismes fonctionnels complexes pour les ramener à leurs éléments vitaux particuliers. C’est ainsi que les phénomènes de sensibilité et de mouvement s’expliquent par les propriétés des éléments nerveux et musculaires, que les phénomènes de respiration et de sécrétion se déduisent des propriétés des éléments respiratoires du sang et des propriétés des éléments glandulaires et épithéliaux.

Les éléments organiques des êtres vivants, qui se présentent généralement sous les formes diverses défibrés ou de cellules microscopiques, sont les véritables ressorts cachés de la machine vivante. Ils sont associés et reliés entre eux pour former les tissus, les organes et les appareils qui constituent les rouages des mécanismes vitaux. Il y a de plus dans tout organisme vivant un véritable milieu intérieur dans lequel les éléments anatomiques remplissent leurs fonctions spéciales et parcourent toutes les phases de leur existence.

La matière organisée ou vivante, qui constitue les éléments histologiques, n’a pas plus de

DE LA PHYSIOLOGIE GÉNÉRALE. 121 spontanéité que la matière inorganique ou minérale, car l’une et l’autre ont besoin, pour manifester leurs propriétés, de l’influence des excitants extérieurs. La spontanéité des corps vivants n’est qu’apparente*, et ne saurait s’opposer en rien à l’application de la méthode expérimentale et à l’analyse des phénomènes vitaux. L’expérimentateur physiologiste peut donc agir sur les propriétés de la matière organisée, et paj conséquent sur les manifestations de la vie; mais nous allons voir de plus que ce sont absolument les mêmes agents ou les mêmes influences qui excitent les propriétés de la matière organique et celles de la matière inerte.

Les excitants généraux, air, chaleur, lumière, électricité, qui provoquent les manifestations des phénomènes physico-chimiques de la matière brute, éveillent aussi d’une manière parallèle l’activité des phénomènes propres à la matière vivante.

Lavoisier avait déjà montré clairement que

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