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i" Éruptivité. Rareté des métaux dans le volcanisme superficiel. Fumerolles. — Quelques restrictions qu'il puisse y avoir lieu d'apporter à certaines interprétations, où l'on fait venir les métaux tout droit du centre de la Terre, l'éruptivité n'en reste pas moins la clef de la mélallogénie. Personne, je crois, ne conteste le lien étroit, qui unit les roches éruptives aux gîtes métallifères non remaniés ; ces gisements de minerais sont un cas particulier dans l'opération métallurgique, indéfiniment continuée, qui aboutit à la formation de toutes ces scories, plus ou moins acides, plus ou moins basiques, appelées par nous des roches cristallines. Il est évident que les métaux de nos ségrégations ou de nos filons représentent un stade plus avancé de concentrations, que nous voyons déjà commencer à se manifester parfois dans les roches elles-mêmes et les discussions ne peuvent exister que sur la façon dont s'est produit ce départ, sur les agents mis en jeu, sur le moment où il a été réalisé.
Mais, dans les phénomènes d'activité ignée, qui forment l'objet de la pétrographie et que nous étudierons à ce propos, les moins intéressants pour notre sujet spécial sont peut-être ceux qui se produisent à la superficie même et qui caractérisent le volcanisme, tel que nous pouvons labordcr pendant sa période active, avant que l'érosion en ait mis à nu les effets les plus profonds. Les concentrations métallifères filoniennes, tout en pouvant, pour certains métaux, se continuer jusqu'à la surface, doivent, dans la grande majorité des cas, avoir été réalisées en profondeur et il en est de même, à plus forte raison, pour les ségrégations des roches basiques, qui ont isolé, au milieu ou au contact d'une masse profonde, certains amas de métaux oxydés ou sulfurés. Néanmoins, le volcanisme nous montre la possibilité de diverses cristallisations métalliques et surtout nous fait connaître, à l'état d'activité, les fumerolles, dont le rôle essentiel dans lamétallisation a, depuis Élie de Bcaumont, été professé par l'école géologique française. Je renvoie pour ses caractères, à ce qui en a été ditprécédemment*, et je rappelle seulement ce qui importe à notre sujet spécial.
Les cristallisations de métaux dans le volcanisme superficiel se bornent à fort peu de chose et la conclusion à tirer de cette étude est surtout négative. Nulle part, un véritable filon métallifère ne cristallise sous nos yeux ; il en résulte que la métallisation filonienne correspond à autre chose qu'à cette éruptivité de surface; ilmanque, très probablement, à celle-ci, un élément, qui doit être essentiel dans toute la métallurgie mterne et dont l'absence nous empêche d'en reproduire exactement les phénomènes : c'est la pression