Chapitre vi. Voir aussi chapitre xii, pages 474 à
CIIAP. IX. — MÊTALLOGÉNIE. — SÉDIMENTATIONS CHIMIQUES i83
chargée de principes salins. lien résulte que la préparation mécanique s'observe rarement pour des minerais sulfurés, d'ailleurs très friables, parce que ceux-ci se sont trouvés de suite éliminés, tandis qu on la constate pour des métaux natifs, comme l'or ou le platine, p<jur des ox\'des peu altérables comme lacassilérite, ou, rarement, la magnétite ; enlin, pour des pierres précieuses dures, comme le diamant, le rubis, le saphir, etc.
Cependant, nous anrons à sigTialer, le long de chaînes plissées anciennes, telles que la chaîne hercynienne, des sédiments métallifères sulfurés et, spécialement, des sables à grains ou galets de galène, qui ne semblent pas toujours le résultat d'un dépôt chimique contemporain, ni dune imprégnation postérieure, mais qui viennent peut-être d un transport mécanique. Il est intéressant de noter, dans cet ordre d'idées, l'existence, sur divers points (Luçon, Rép. Argentine), d'alluvions cuprifères tout à fait récentes, sous forme de conglomérats avec noyaux de minerais de cuivre oxydés, dans lesquels a pu se développer, par une altération sur place, un peu de cuivre natifs
La sédimentation chimique, beaucoup plus importante, détermine, sous nos yeux, des concentrations diverses, qui peuvent expliquer bien des formations géologiques.
C'est, par exemple, l'accumulation constante des organismes calcaires, qui ont commencé par fixer le carbonate de chaux dissous et qui, tantôt à l'état de récifs coralliens, tantôt à létat dv. craies ou de sables calcaires, constituent, sous nos yeux mêmes, de véritables bancs calcaires. Par I intermédiaire des mômes organismes commence une fixation des éléments phosphatés, qui se continue ensuite dans toute la série des phénomènes subis parles terrains, jusque dans leur altération superficielle.
C'est, plus encore, la concentration des eaux marines dans certains bassins, disposés de telle sorte que les apports aqueux y soient constamment inférieurs à l'évaporation. On constate aisément par expérience que l'eau de mer, amenée à un certain degré de concentration, qui correspond à 12 ou 20 p. 100 de son épaisseur primitive, dépose du sulfate de chaux; puis il se produit un arrêt, tandis que l'eau baisse de 12 à 40 p. 100; après quoi, de 10 à 5 p. 100, il se précipite du sel marin, qui devient amer en se chargeant de sulfate de magnésie, puis de chlorures de potassium et de magnésium, quand on descend au-dessous de 3 p. 100. L'eau de mer, réduite à 2 p. 100, forme enfin une eau-mère, riche en chlorure de magnésium et contenant un