‹ La science géologique: ses méthodes, ses résultats, ses problemes, son histoire. 2. éd., rev. et augm. d'un index alphabétiqueChapitre 143 sur 356 · Bkck. Lehre vonder Erzlagerslâtten, â* éd., page · texte numérisé non relu

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peu d'acide borique, qui, dans les conditions ordinaires, ne se dessèche jamais.

On voit donc que, théoriquement, un dépôt géologique d'évaporation lagunaire devrait toujours commencer, à la base, par du gypse, recouvert par du sel marin et se terminer au sommet par de la carnallite (chlorure double de potassium et de magnésium), en admettant que l'évaporation ait été poussée assez loin. 11 est à remarquer, cependant, que l'on trouve fréquemment du sel marin sous le sulfate de chaux, probablement parce qu'il y a eu deux ou plusieurs phases successives dans l'évaporation ; et, de plus, le sulfate de chaux est beaucoup plus souvent en profondeur à l'état d'anhydrite qu'à l'état de gypse, alors que, dans nos laboratoires, la précipitation de l'anliydrite exige une élévation de température ^

On peut encore rattacher à la sédimentation chimique, les si fréquentes réductions de sels de fer, qui déterminent la précipitation de pyrites de fer mêlées aux vases organisées des zones sub-littoralcs, ou, simplement, à celles de nos ports et qui peuvent expliquer les sulfures de fer ou de cuivre déposés sur des organismes végétaux ou animaux dans un si grand nombre de dépôts géologiques, par exemple dans les bassins cuprifères permiens, allongés sur le bord de la chaîne hercynienne'.

Dans le même ordre d'idées rentrent aussi les vases manganésifères des grandes profondeurs marines et, au contraire, les dépôts d'oxyde de fer, connus sous le nom de fer des marais, qui se produisent sous une mince couche d'eau, dans certains bas-fonds tourbeux des continents aplanis.

Puis ce sont aussi les précipitations de silice ou de carbonate de chaux, réalisées, en tant de circonstances diverses, par les eaux, surtout quand celles-ci ont pu contenir d'abord un excès d'acide carbonique. C'est aussi la transformation des matières organiques en phosphates de chaux ou phosphates d'alumine sur le sol des grottes, dans les conditions découvertes par M. A. Gautier et, plus tard, la fluatisalion de ces phosphates réalisée par M. Carnot; c'est la production des nitrates par l'intermédiaire des organismes nitrifiants', etc., etc.

Chacune de ces substances, ainsi déposées par sédimentation, peut être ensuite soumise aux altérations superficielles, que j'étudierai plus loin et qui ont pour effet, suivant sa solubilité, de l'éliminer ou de la

1. Voir Traité des gîtes minéraux et métallifères, 1913, t. 1, p. 226.

2. Dans ces dernières années, l'hypothèse d'une imprégnation postérieure pour ces gisements à type sédimentaire.tels que le Mansfeld. a rencontré beaucoup de partisans,dont le plus fameux est Poszkp.nv. Voir mon mémoire sur les Minerais strati» formes de la chaîne hercynienne (.\nn. d. Mines, l'JII).

3. Voir Gites minéraux et métallifères, 1. 1, p. 297 à 302, la question (Je la nitrification.

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