CIIAP. X. — GÉOLOGIE EN ACTION. — CRISTALLISATION
Dans les filons, les associations de sulfures complexes, qui forment le remplissage primitif, sont reprises par les altérations superliciellcs, où d'autres réactions arrivent à séparer le fer, le zinc, le plomb, le cuivre, tout d'abord réunis ; une cémentation condense, sur des points d'élection, le cuivre ou l'argent, les amène parfois à l'état natif, puis rcoxyde l'un et resulfure l'autre.
Dans les terrains sédimentaires, où le mécanisme de l'érosion avait fait disparaître les traces de cristallisation, cette cristallisation tend peu à peu à reparaître. Par un lent travail moléculaire, par un métamorphisme incessant, les éléments élastiques ou organiques se réagrègent en un ordre nouveau ; les galets mêmes s'assemblent en un poudingue ; les empreintes des organismes sont peu à peu éliminées, comme les marques du broyage et du roulement dans les eaux. Quand le temps a fait son œuvre, les sédiments sont redevenus des roches cristallines, plus homogènes que les premières ; la craie a passé à la calcite ou au marbre, le sable siliceux au quartzite, qui bientôt se distingue à peine d'un quartz lilonien, 1 argile au schiste ou à I ardoise. Une stabilité provisoire n'est acquise que lorsque les atomes de même nature se sont rassemblés et, sous l'action de leurs attractions internes, ont pris la structure des cristaux, où la compensation de ces forces intimes permet désormais une résistance plus efficace aux agents de destruction extérieurs.