G. R. Ac. Se. U mars
CriAP. X. — GI^OLOGIE EN ACTION. — ALTKRATIONS SUPERFICIELLES 309
grandes flexures, plusieurs fois repliés sur eux-mêmes), et l'on a vu là un effet possible de la pression, bien que, d'après Pettersen, dans le district de Tromsô, les couches les plus profondes se trouvent les moins métamorphisées '.
2** Mélaiomatoses %Uj er/îcielles. Considération du niveau hydrostatique. Altérations des anciennes époques géologiques. Oxydation, cémentation et décalcification ; silicification ; production de minéraux. Altération des roches cristallines et de leurs minéraux divers, des terrains sédimentaires et des minerais métallifères. Mouvements de terrains produits par l'altération.
Les altérations toujours continuées de ce que j'appelle ici la zone superficielle demandent une étude d'autant plus attentive que cette zone superficielle peut être, en réalité, très profonde par rapport à nos travaux de mines ou à nos fouilles, et que c'est bien souvent la seule observable pratiquement dans les excavations superficielles.
On la définit par la considération de ce que l'on appelle le niveau hydrostatique, c'est-à-dire la surface — un peu conventionnelle dans la complexité réelle des phénomènes, — qui sépare la zone, susceptible d'être asséchée, où circulent les eaux de surface destinées à alimenter nos sources habituelles, de la zone plus profonde, à imprégnation d'eau permanente, où les mouvements des eaux souterraines sont très lents, parfois même insensibles, et ne se traduisent au jour que par des venues hydrothermales-.
11 faut d'abord se pénétrer de cette idée qu'il n'existe pas de vide un peu profond dans la Terre, qui ne tende à se remplir d'eau, dès qu'une communication se trouve ouverte.
Si l'on a pu citer des exemples curieux et exceptionnels de mines remarquablement sèches en profondeur, telles que la Calumet and Hecla ou le puits AdalbertdePrzibram, cela ne saurait infirmer la loi physique, qui veut que, par son seul poids, l'eau superficielle tende à descendre, tant que la pression, la capillarité ou la chaleur ne la font pas remonter'. On peut même dire que de semblables anomalies doivent plutôt se présenter à de grandes profondeurs, quand la compacité des roches superposées ne laisse pas d'accès aux eaux superficielles ; mais, immédiatement au-dessous des terrains, où se fait la circulation rapide destinée à alimenter les sources, il n'en est pas de même et l'on est en droit
i. In SuESs, loc. cil., II, 95.