Pour la môme raison, le sodium domine dans les eaux
3. Le carbonate de magnésie est plus soluble que le carbonate de chaux; mais le carbonate double de soude et de chaux, la dolomie, l'est moins. C'est donc elle qui se forme (Gîtes métallifères, t. II, p. 217).
par cette seule réaction, à devenir dolomitiques dans nombre de zones très altérées, notamment autour de tous les gîtes métallifères produits eux-mêmes par une altération superficielle, tels que les calamines, qui résultent uniformément de la transformation des blendes.
Cependant, dans quelques cas exceptionnels, on a signalé des faits, en apparence contraires à la loi générale, qui peuvent rentrer dans ce que j'ai appelé les cémentations : par exemple, pour certaines roches altérées, des enrichissements en chaux de plagioclases, ou même des enrichissements en alcalis. 11 ne s'agit évidemment là que de réactions incomplètes et qui, si elles se poursuivaient, rentreraient dans la loi générale ; mais on peut comprendre que, localement, des eaux calcaires ou alcalines aient exercé une cémentation de ce genre. On voit alors des plagioclases se transformer en saussurite par développement de zoïzite, ou, d'après M. Termier, être épigénisés par de l'albite et de l'anorthose' ; mais ces apports d'alcalis, qui caractérisent surtout le métamorpliisme régional, peuvent, dans bien des cas, être rattachés à des phénomènes de cémentation plus généraux et plus profonds ^
Je viens de dire que l'altération des minéraux pouvait leur faire accomplir un cycle complet. J'en citerai un seul exemple à propos des minéraux de titane.
Quand on envisage le groupe complet de ces minéraux 3, on voit les actions ignées développer de l'acide titanique associé aux éléments ferrugineux, sous la forme d'ilménite ou de magnétite titanifère et le combiner avec la chaux à l'état de sphène; en môme temps, les fumerolles isolent le même acide à l'état de rutile. Mais tous ces éléments, soumis aux altérations, se montrent instables. Le rutile, en présence de fer ou de chaux, est susceptible de se pseudomorphoser en fer titane ou en sphène (silicotitanate de chaux) ; le fer titane, à son tour, peut passer au sphène dans les altérations microscopiques, ou perdre son fer et donner de l'anatase, qui, à son tour, reviendra au rutile. Le sphène, de même, peut repasser au rutile, parfois par l'intermédiaire de lilménile et le rutile est, en définitive la forme la plus stable, malgré les pseudomorphoses précédentes, qui sont susceptibles de l'altérer.
C'est là un cas assez complexe, mais dont la complexité n'a cependant rien d'exceptionnel et l'on pourrait citer bien d'autres exemples de cycles accomplis après des réactions égales et en sens contraire.