‹ La science géologique: ses méthodes, ses résultats, ses problemes, son histoire. 2. éd., rev. et augm. d'un index alphabétiqueChapitre 233 sur 356 · CHAP. XII. — ÈRE DES MOUVEMENTS CALÉDONIENS (DÉVONIEN · texte numérisé non relu

CHAP. XII. — ÈRE DES MOUVEMENTS CALÉDONIENS (DÉVONIEN

à apparaître, en Amérique du Nord, les caractères ordinaires des dépôts littoraux, que nous allons retrouver pendant toute cette histoire aux époques des grands plissements successifs : gypses et sels du groupe de Salina et d'Onondaga, minerais de feroolithiques du groupe de Clinton, allant de l'État de New-York au lac Michigan.

Dévonien (5 à 10). — Avec la période dévonienne (5 à 10), qui succède au silurien, nous acquérons, pour la détermination des zones continentales, des notions précises, qui nous faisaient défaut jusqu'ici; car nous trouvons, pour la première fois, des végétaux terrestres, des multitudes de poissons d'eau douce et des insectes ailés. Peut-être, comme on le verra dans un autre chapitres est-ce l'indication que la vie, jusque-là localisée dans les mers, commence à émerger sur les continents ; peutêtre encore l'absence d'organismes terrestres dans les terrains antérieurs est-elle due simplement à la connaissance imparfaite, que nous en avons; peut-être enfin, comme l'a supposé A. de Lapparent, est-ce la preuve que les surfaces continentales sont mieux établies, comme sembleraient aussi l'indiquer de plus grandes différences dans la faune de dépôts synchroniques, provenant des séparations de bassins plus nettes.

Parmi les changements les plus caractéristiques de la mer, qui se sont produits pendant le coblentzien (6), on peut noter, dans les deux hémisphères, les progrès des Océans vers l'équateur. La mer Australe envahit une grande partie du Brésil et le Sud de la colonie du Cap ; la mer intérieure s'étend sur le Maroc, l'Algérie et le Sahara, laissant, au contraire, décidément émergées la Scandinavie, la Finlande et presque toute la Russie.

Pendant ÏEifélien (7), au contraire, nous voyons, dans le Nord-Est de l'Europe, la mer revenir en arrière, reconquérant la Russie, le Nord de la Scandinavie, l'Allemagne du Nord. Elle couvre, à ce moment, la presque totalité de l'Europe, la Sibérie, la Chine, l'Amérique du Nord, sauf lEst du Canada, et la plus grande part de l'Amérique du Sud ; de nos continents actuels il ne reste guère d'émergés que la Scandinavie, l'Afrique Centrale, l'Inde, l'Ouest de l'Australie et l'Est de la Chine.

Pendant le Frasnien (9), nous avons, pour la première fois, l'occasion de suivre, très nettement, au Sud du continent paléarctique, une zone lagunaire désertique, avec ses accumulations ordinaires de substances utiles.

On observe alors, à l'Est de la mer Blanche, vers les monts Timan,

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