ÉRUPTIVES
A) Origine des roches ércptives. Identité du volcanisme actuel et de l'éruptivité ancienne. Différences apparentes, introduites par la profondeur d'érosion. Magma fondamental universel ou magmas localisés. Poches fiuides limitées. Familles de roches consanguines. Combinaison des deux scories feldspathique et ferro-magnésicnne. Théories de la refusion locale et des infiltrations marines.
B) Formation des roches ércptives. Facteurs essentiels à considérer : 1" Profondeur de cristallisation ; rôle de la pression et des minéralisateurs ; liquation par densité entre les roches graines et basiques. 2'^ Liquation, différenciation et ségrégation par densité ou par contact de parois froides; principe de Soret; ordre de succession des coulées. 3° Diverses actions de contact; refusion ou métamorphisme des parois ; enclaves, etc. 4'^ Conditions de refroidissement ; influence sur la composition minéralogique et sur la structure.
C) Age des roches éruptives. Séries locales de rocfics successives. Généralisations abandonnées. Evolution universelle ou récurrences. Complication introduite par les idées modernes dans les anciennes notions d'âge,
D) Relations de la pétrographie avec la tectonique. Fractures d'effondrement à volcanisme superficiel. Zones de plissements à roches de profondeur. Divers types d'effondrements volcaniques (ovales, arcs imbriqués, tables morcelées, axes linéaires).
Dans un chapitre antérieur, nous avons vu quel but poursuit la pétrographie et dans quelle mesure Ictude du volcanisme actuel, l'examen des gisements éruptifs, l'analyse microscopique ou chimique des roches et les méthodes de synthèse peuvent permettre de l'atteindre. Les résultats obtenus, qu'il nous reste à étudier, comportent deux parties bien distinctes : d'abord, une classification générale de toutes les roches éruptives et une détermination de leurs principes constituants, ainsi que de leur structure intime ; puis des lois générales, relatives au mode de formation des diverses roches éruptives, à leur origine, à
leur mode àa cristallisation, simplement igné ou avec intervention de principes volatils, dans une zone plus ou moins profonde, à leur évolution possible avec le temps ou à leurs récurrences, à leurs relations avec les mouvements dynamiques de l'écorce, etc., etc. La première partie, d'un caractère plus technique, est celle qui occupe spécialement l'attention des pétrographes, et sur laquelle ont porté, depuis vingt ans, quelques-uns de leurs plus beaux et de leurs plus fructueux travaux ; car, là comme en stratigraphie ou en paléontologie, on ne saurait généraliser, si on n'a d'abord appris à déterminer et à classer. Le seul rapprochement pétrographique des magmas éruptifs marque leurs rapports originels entre eux, leur différenciation progressive à partir d'une môme lentille ignée ou leur origine indépendante, etc. Néanmoins, le cadre de cet ouvrage ne comporte, sur ce côté de la question, qu'un résumé très sommaire ; j'insisterai, au contraire, sur les conclusions, malheureusement encore souvent problématiques , qui permettent de rattacher toutes nos roches ignées, comme nos gîtes métallifères, à une opération de métallurgie interne plus ou moins continue et d'imaginer les forces et les réactions mises enjeu dans cette métallurgie.