‹ La science géologique: ses méthodes, ses résultats, ses problemes, son histoire. 2. éd., rev. et augm. d'un index alphabétiqueChapitre 257 sur 356 · CHAP. XIII. — RELATIONS DE LA PETROGRAPHIE AVEC LA TECTONIQUE 57S · texte numérisé non relu

CHAP. XIII. — RELATIONS DE LA PETROGRAPHIE AVEC LA TECTONIQUE 57S

des ovales méditerranéens ou hongrois, soit sous la forme des effondrements linéaires dans l'Avant-Pays. Cest, par exemple, le long des eiïondrements de la Limagne ou de la vallée de la Loire, dans tout ce triangle éruptif formé par le Sillon Houiller et la Faille du Forez, dont lo mouvement récent est si évident; c'est le long de l'effondrement de la vallée du Rhin, etc.,* et l'on retrouve, pour ces effondrements linéaires, en ce qui concerne les magmas, quelque chose de la remarque précédente. Tandis que la composition change, à chaque pas, autour de l'ovale méditerranéen (potasse au Vésuve, soude à Pantellaria, chaux à lElna), les effondrements linéaires ou tabulaires de l'Avant- Pays restent beaucoup plus homogènes. Malgré des différences de détail qui ont été signalées*, le Mont-Dore, le Cantal et la chaîne des Puys offrent un ensemble de même nature; la traînée des basaltes à feldspathides allemands constitue un groupe homogène très étendu.

En passant à la chaîne hercynienne, les phénomènes sont un peu moins nets, parce que les conditions géographiques et tectoniques de l'époque nous sont moins bien connues; mais toutes les observations concordent et nous arrivons ainsi à nous représenter l'ensemble de ces manifestations éruplives sous une forme assez simple, qui est la suivante.

Aux diverses époques de l'histoire géologique, nous savons qu'il s'est produit une série de plissements, dont la zone d'extension paraît s'être déplacée et surtout réduite avec le progrès des âges. En même temps, des effondrements connexes paraissent avoir eu une tendance à s'accentuer, au contraire, de plus en plus et à compenser, dans une certaine mesure, la souplesse moins grande, que l'écorce terrestre apportait à se plisser. Ces divers déplacements des terrains ont provoqué des mouvements corrélatifs dans les roches fluides, qui pouvaient occuper, à leur base, une plus ou moins large extension. Ces roches se sont élevées, d'abord, à la base des zones plissées et, en y cristallisant sous pression en profondeur, ont produit de grandes masses grenues à structure granitique, dont la basicité dépend à la fois de la profondeur et des sédiments absorbés. D'autres roches, émanées des mêmes magmas, mais plus différenciées, se sont élevées, au-dessus de ces dômes, dans une série de fractures plus voisines de la superficie et, en y cristallisant sous une certaine pression en présence de minéralisateurs subsistants, ont produit des roches microgrenues à temps de consolidation plus distincts (par suite de leurs déplacements mêmes)

1. 11 est à noter que l'effondrement du Rhône, entre les Alpes et l'Avant-Pay» hercynien, n'est pas volcanique.

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