‹ La science géologique: ses méthodes, ses résultats, ses problemes, son histoire. 2. éd., rev. et augm. d'un index alphabétiqueChapitre 262 sur 356 · Voir pages 99 à 104. Cf. page 571, note · texte numérisé non relu

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ClIAP. XIV. — RELATION DES GITES MÉTALLIFÈRES ET DES ROCHES 581

ignée, accomplie en profondeur et sous pression, en présence de la vapeur d'eau et des métalloïdes, chlore, soufre, phosphore, bore, arsenic, carbone, etc., dont les reproductions synthétiques ont montré les facultés minéralisatrices.

La scorification, qui s'est produite alors et dans laquelle la vapeur d'eau a dû jouer un rôle essentiel, a été certainement accompagnée de différenciations, de ségrégations, qui, ainsi que nous l'avons vu au chapitre de la pétrographie, ont pu être facilitées ou influencées par des circonstances diverses : simple liquation en vase clos par ordre de densité, action réfrigérante des parois, brassage des éléments minéralisateurs, introduction et infiltration dans des vides plus ou moins grands de l'écorce terrestre, etc.

Toutes ces opérations, en rapport visible avec les mouvements tectoniques et qui, sans eux, n'auraient probablement pas commencé, ni surtout fait monter des roches fondues et des minerais jusqu'à une zone assez haute pour qu'ils nous y devinssent accessibles un jour, ont finalement déterminé les séparations et produit les divers types de roches à composition ou à structure variable, qu'étudie la pétrographie, avec les gîtes métallifères comme manifestation connexe.

Je crois, comme il a été dit précédemment ', que le bain de fusion profond, par lequel ont été alimentés ces produits rocheux ou métallifères relativement superficiels, était loin d'avoir partout la même composition. Cela apparaît déjà par ces familles pétrographiques, dont la teneur en alcalis varie si manifestement d'une région à l'autre ; mais cela est encore bien plus clair pour les gîtes métallifères, si absolument différents suivant les points, malgré les rapports qui unissent un type de gîtes à un type donné de roches. Nous n'avons pas le moyen de chercher à quelle profondeur se trouvait le bain de fusion initial, d'où proviennent les roches et minerais d'une région déterminée ; et nous ne savons pas ce qui a pu déterminer la composition spéciale de celui-ci (bien que Ihypothèse la plus simple soit évidemment celle d'une bouffée amenant, à la faveur des fumerolles, des métaux empruntés à une couche plus ou moins profonde); mais, en disant que les manifestations internes dune région ont été alimentées par un bain métallique, dont la composition variait d'un point à l'autre et a pu souvent varier d'un instant à l'autre du temps, nous rentrons dans le domaine des faits d'observation, ou d'interprétation tout à fait directe et vérifiable.

En résumé, nous nous trouvons donc en présence d'une opération métallurgique, effectuée sous pression et avec le concours de principes

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