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partie du rayon, les roches granitiques elles-mêmes pourraient être amenées à la fluidité*. Mais le volcanisme suffit à prouver que cette zone fluide, si elle existe d'une façon continue, n'a pas la forme d'une sphère concentrique à la superficie extérieure; elle doit être inégale; par endroits même, elle semble monter jusqu'au jour. Il est très possible que l'éruptivitô profonde, par laquelle ont été constituées nos roches cristallines en rapport avec les gîtes métallifères, ait pris ses matériaux dans les parties supérieures de cette zone fluide. Il suffit alors qu'un brassage tourbillonnaire, un remous, dont on doit attribuer la cause aux mouvements tectoniques, mais dont les métalloïdes volatils ont été très probablement les agents actifs, aient déterminé des déplacements dans ce bain fondu, comme nous voyons qu'il s'en passe incessamment dans l'enveloppe solaire, pour que des métaux profonds se soient trouvés localement amenés dans la scorie superficielle, ou emportés de là par les fumerolles.
fi) Relation entre les gîtes métallifères et les roches éruptives. Composition variable du magma initial. — Le point de départ de toute notre théorie est qu'il y a relation d'origine entre les gîtes métallifères et les roches éruptives, que ces cristallisations de minerais ou de silicates, malgré toutes les différences si évidentes entre leurs termes extrêmes, ont un point de départ commun.
Cela ne veut pas dire, bien entendu, que les gîtes métallifères se soient tous (ni même pour la plupart) formés dans l'opération de métallurgie ignée, à laquelle il est logique dattribuer la majorité de nos roches : en rapprochant ainsi les roches des minerais, je laisse entièrement décote, pour le moment, le processus de la cristallisation. Cela ne signifie môme pas que tous les gîtes métallifères aient dû procéder, directement et en un seul temps, des roches éruptives; le contraire est manifeste et il est parfaitement certain que toute substance, une fois amenée dans les parties supérieures de la lithosphère, a pu y être soumise à des remises en mouvement, à des remaniements, voire à des refusions multiples ; les altérations secondaires et les sédimentations sont les exemples les plus manifestes de ces phénomènes, qui, surtout pour les corps les plus fréquents et les plus banalement disséminés, ont pu affecter encore bien d'autres formes. Il s'agit uniquement ici de Vopération initiale, qui a fait monter, jusqu'à une zone de l'écorce aujourd'hui mise à nu, une substance, dont l'origine première, je viens de le dire, paraît avoir été profonde.
Or cette opération a dû être essentiellement une réaction de voie