‹ La science géologique: ses méthodes, ses résultats, ses problemes, son histoire. 2. éd., rev. et augm. d'un index alphabétiqueChapitre 267 sur 356 · Je rappelle que l'olivine est une forme du péridot · texte numérisé non relu

Je rappelle que l'olivine est une forme du péridot

2. Le phosphore, sous forme d'apatile, se concenlre, en même temps, dans les hypéiites à olivine, avec rutile, fer titane el oligiste. 11 est accompagné d'un peu de chlore ou de fluor dans les apaliles. Cependant les minéralisateurs les plus volatils, tels que le chlore, le fluor, le bore, dont nous allons voir tout à l'heure le rôle devenir si important avec les minerais dérivés de roches acides, font ici à peu près totalement défaut.

CHAP. XIV. — GITES DE SEGREGATION IGNEE SOI

nclles ou des magnélo-corundiles. La magnésie, qui s'accroît d'abord, pari ensuite du côté du péridot.

Quand on prend une roche moyenne, le titane est ordinairement au fer dans le rapport de 1 à 15 ; il atteint 1 à 10 dans le gabbro et peut dépasser 1 à o dans les minerais de fer titane. Le vanadium se concentre en même temps et sur les mêmes points, mais en restant dans la proportion de 1 à 100 par rapport au titane.

M. Vogt a fait remarquer que les très nombreuses ségrégations de magnétite tilanilère connues se trouvaient, à peu près toutes, dans ces conditions, au milieu de gabbros (avec ou sans olivine), également purs en phosphore en même temps qu'assez pauvres en menganèsc. Dans un très petit nombre de cas, le fer et le titane se sont concentrés avec un autre type de roches, également caractéristiques des milieux profonds, les syénites népliéliniques à forte teneur en soude, où l'on trouve, en même temps, la série des terres rares et le graphite.

Les ségrégations de fer chromé sont, dans les péridotites plus ou moins serpentinisées *, qui peuvent passer à des dunites (olivine et fer chromé), en Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie, etc., un cas également très fréquent et qui s'observe dans les pays les plus divers. C'est la forme normale, sous laquelle on extrait le chrome industriellement et ces gisements industriels présentent toutes les formes depuis la répartition du chromite dans toute la roche, à titre d'élément constituant, jusqu'à sa localisation en masses tout à fait pures et parfois très volumineuses.

La concentration du nickel s'est également réalisée dans une foule de cas : soit à l'état de combinaisons nickélifères avec le péridot et l'enstatite, où le nickel joue un rôle analogue à celui du fer et de la magnésie; gîtes d'inclusion, qui restent sans valeur jusqu'à ce qu'une altération superficielle isole le nickel en silicates ; soit à l'état de sulfures, tels que les pyrrhotines nickélifères, localisés sur la périphérie des massifs. Dans les deux cas, le cobalt accompagne le nickel ; dans le premier, on trouve, en outre, du chrome concentré au cœur des massifs ; dans le second, du cuivre, parti à sa périphérie.

J'ai déjà dit quelques mots, précédemment, sur le premier type de gisements oxydés ; le second type, représenté par des pyrrhotines nickélifères, parfois aussi cuprifères, présente un grand intérêt théorique, comme manifestation déjà en partie hydrothermale sous une forme profonde et en relation direéte de contact avec les roches basi-

1. U peut se présenter, accidentellement, du spinelle chromifère dans des norites (gabbro à enstatite), par exemple à Ekersund. Voir dites Minéraux et Métallifères, t. il, p. 256 à -58, et fig. 182, la géologie du fer chromé.

ques. Nous pouvons y voir une sorte de transition entre les inclusions, ou ségrégations de métaux oxydés ou natifs, étudiées plus haut, et les filons sulfurés, dont il sera question plus loin. C'est, plus précisément, ce que nous allons appeler des « gîtes de départ » et décrire, dans le paragraphe suivant, sous ce nom.

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