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2. C'est l'un des cas, où Ion a supposé l'action d'un courant électrique.

3. Il ne s'agit ici, bien entendu, que des gîtes, où le dépôt des minerais s'est fait originellement par une opération de métallurgie interne et non des gîtes dus à un remaniement quelconque, qui seront étudiés plus loin.

d'effondrements a ramené, en pétrographie et en métallogénie, des phénomènes analogues (avec une évolution possible, mais bien peu marquée) : les différences apparentes résultant surtout des conditions diverses, où les minerais et les roches nous apparaissent, par suite d'une érosion plus on moins avancée.

Nous croyons donc aujourd'hui qu'il n'y a pas un âge déterminé pour l'étain, l'or, le plomb ou le mercure, pas plus qu'il n'y a un âge pour le granité, la rhyolithe ou le basalte. Mais cela n'empêche pas qu'en pratique les chances soient faibles de trouver un granité pliocène ou un basalte cambrien et, dans le même ordre d'idées, on rencontrera peu d'étain tertiaire et peu de mercure primaire : pour la même raison, parce que l'étain est resté en relation intime avec les magmas acides de la profondeur et n'a donc pu être mis h jour que par une érosion avancée, tandis que le mercure, très soluble, arrive aujourd'hui même jusqu'à la surface, dans nos sources thermales sous pression des régions volcaniques. C'est dans cet ordre d'idées que nous allons pouvoir donner quelques notions générales sur l'âge des divers minerais et rappeler leurs relations, déjà signalées, avec la tectonique générale.

Onadéjà vu, dans un paragraphe précédents comment, ens'éloignant de la roche éruptive en fusion, on pouvait trouver l'ordre de succession suivant : étain, cuivre, plomb, mercure. Ainsi que cela se passe pour les roches, dont les types épanchés sont (ou paraissent) plus jeunes que les types profonds, cet ordre de succession se retrouve (ou semble se retrouver), lorsqu'on envisage les émanations métallifères d'une phase de dislocation déterminée. Les métaux ont pu, dans l'ordre où je viens de les énumérer, se prolonger plus ou moins longtemps, se produire plus ou moins tard pendant le dépôt des terrains successifs, ou, ce qui réalise une apparence semblable, ils ont pu, se dégageant simultanément, monter plus ou moins haut, atteindre des terrains déjà formés et superposés de plus en plus élevés dans la série.

Je ne crois pas qu'il faille attribuer à cette loi une rigueur absolue et, en tous cas, les déterminations dâgc sont presque toujours si insuffisantes pour les fdons métallifères que la vérification en serait difficile ; il suffira donc de. dire que, dans les districts où la série est un peu complète comme le Cornwall, la Saxe ou diverses parties de l'Espagne, on semble apercevoir, en s'éloignant des granités et remontant la série des terrains sédimentaires, quelque chose d'analogue.

En tous cas, chacune des grandes périodes de plissement, qui se sont succédées à la surface du globe, a ramené, comme je le disais plus

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CHAP. XIV. — TYPKS RÉGIONAUX DE GITES MÉTALLIFÈRES di3

hauJ, des venues métallifères comparables, et l'on trouve, par exemple, de grandes venues cuprifères précambrienncs au Lac Supérieur, [)uis hercyniennes dans toute l'Europe Centrale, enfin tertiaires dans l'Ouest ou le Sud Américain '. Mais ici interviennent les notions de profondeur originelle et d'érosion plus ou moins avancée, sur lesquelles jai insisté précédemment.

J'ai dit alors, notamment, comment il me semblait que la forme des grands fdons réguliers et concrétionnés des champs filoniens à nombreuses fractures métallisées devait occuper une zone limitée dans l'écorce terrestre*; de même, les départs oxydés stanniferes au contact des roches acides, ou les départs sulfurés à la périphérie des roches basiques, et les intrusions sulfureuses dans les schistes voisins ; ou encore les ségrégations d'o.^ydes et métaux natifs dans l'intérieur des mêmes roches, ont nécessité des conditions de température et de pression particulières, qui, en moyenne, impliquent une zone de profondeur déterminée dans une même période de plissement.

C'est probablement une des raisons, pour lesquelles, dans un continent peu étendu et dont Ihistoire géologique est bien connue comme l'Europe, on voit les types de gisements et la nature même des métaux qu'ils renferment se modifier, quand on se déplace dans le sens perpendiculaire aux plis (en Europe, du Nord au Sud), en rencontrant ainsi des chaînes de plissement de plus en plus récentes'.

Parmi les cas les plus typiques, je citerai celui de létain, d'autant mieux déterminé sans doute que c'est un métal peu banal et ayant nécessité des conditions de gisement très particulières, très localisées. L'étain ne se rencontre guère abondamment dans le monde que le long d'une seule grande chaîne de plissement, la chaîne hercynienne et, accessoirement, en quelques points de la chaîne tertiaire.

Par exemple, en Europe, on suit les gîtes stanniferes dans lOuest et le Nord-Ouest de l'Espagne, dans le Plateau Central français, en Bretagne, en Cornwall, en Saxe. On les retrouve en Asie, comme je l'ai signalé en passant dans un autre chapitre, le long de plissements à peu près contemporains, dans toute cette traînée qui aboutit à Malacca et passe de là à Bornéo; les conditions sont analogues dans l'Est de l'Australie et, entin, au Swaziland dans le Transvaal. Quelques-uns de ces

1. Les idées exposées ici complètent en les modifiant les notions données sur le même sujet en 1893, dans la !'• édition de ma Fonnalion des gîtes métallifères, pages 13S à 135. Elles ont été complétées dans les Gites mélalUféres. 1. 1, p. 2i7 à 248.

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