‹ La science [musicale] grégorienne; revues diverses, 1898-1908Chapitre 75 sur 127 · Même Kevue, même numéro, page 103, !«' alinéa · texte numérisé non relu

Même Kevue, même numéro, page 103, !«' alinéa

432 l'avenir de la musique sacrée

dique se développe librement temps par temps, c'est-à-dire pieds par pieds égaux, sans aucune astreinte au cadre rigide de la mesure moderne, en d'autres termes « comme un long ruban ou une chaîne composée d'anneaux égaux », selon les termes mômes du théoricien cité; 3° que les neumes médiévaux correspondent aux pieds rythyniqiies (1) anciens, et nullement aux pieds métriques avec lesquels ils ont une simple quoique grande ressemblance (2); 4° que tous les pieds d'une période devant être égaux, tous les neumes qui les représentent ne peuvent qu'être égaux.

Comment ne pas conclure que la mélodie grégorienne: J " ne connaît pas la mesure moderne à plusieurs temps-pieds agglomérés et ne peut connaître que celle du pied-temps rythmique; 2" se déroule librement d'après son sens mélodique, d'après l'inspiration du compositeur, sans cadre fixe à combler (soit en s'allongeant artificiellement, soit en se resserrant) .

Jetons les yeux sur toutes les traductions que j'ai données dans mes précédentes publications, nous y verrons l'application exacte et sans violeijce (comme sans aucune licence) de toute cette théorie qui fut ma tbéorie, oui certes, mais qui est avant tout la théorie qui régit le rythme de la cantilène romaine.

Ce n'est pas sans raison que j'ai attendu avec sérénité la discussion de mes affirmations. J'ai vu clair, la chose me suffit et je forme le vœu que l'on se rende à l'évidence du neume-temps. Le neume-temps est une nécessité de lecture, ai-je dit. Il répond de plus au simple bon sens de l'invention de l'écriture musicale. Ces deux points de vue seraient-ils faux, que nous avons la certitude théorique pour nous; c'est plus qu'il n'en faut pour nous permettre de répéter une fois de plus que le fameux principe, im neume = un temps rythmique moderne, est inattaquable, irréfutable.

(yl suivre.) G. Houdard.

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