‹ La science nouvelleChapitre 87 sur 106 · DERNIÈRES PREUVES · texte numérisé non relu

DERNIÈRES PREUVES

Qal confirment qne telle a été la marcbe des nations.

Nous allons essayer de présenter avec plus de suite que nous ne l’avons fait jusqu’ici la conformité des effets avec les causes, conformité que nous trouvons dans celte science, et qui nous assure de k marche naturellement suivie par les nations.

A l’époque des familles, les peines étaient très cruelles , conformément au caractère très dur des Polyphèmes. Apollon , par exemple , écorche Marsyas tout vivant : cette même cruauté se retrouve dans les républiques aristocratiques; et Persée change en pierre quiconque ose lever les yeux sur son bouclier. Les Grecs désignent les peines par le mot de napaâtly- (lOLTu, comme les Latins par celui de exempta, dans le sens de châtimens exemplaires; Vkpoque du retour de la barbarie, les peines capitales étaient considérées comme les peines ordinaires. Platon el Aristote asmsexA deftaréarte et de cruauté les lois de Lacédémone, république aristocratique, où les Êphor es firent étrangler le roi Agis. Sous le gouvernement aristocratique de Rome, la victoire ne suffit pas ii préserver Horace d’une condamnation ignominieuse; les incendiaires étaient condamnés par la loi des XII Tables h être brûlés vifs; les faux témoins étaient précipités du haut de la roche Tarpéienne ;les débiteurs insolvables étaient déchirés tout vivans, supplice que 7'ullus Hostilius n’épargna pas a Metius Suffetius, roi dAlbe, et son allié infidèle. Romulus lui-méme ne fut-il pas mis en pièces sur un simple soupçon du sénati Sous les républiques populaires , les lois prirent un caractère nouveau de douceur ; car le sentiment de sa propre faiblesse porte la nmltitude à l’mdulgence. .\ussi voyons-nous Horace, ce sublime coupable.

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