LIV. IV. — DE LA MADCIIE DES NATIONS
après avoir donné la mort :i sa sœur, qui mêlait ses larmes aux réjouissances du peuple, recevoir du peuple romain l’absolution de son crime : mugis admirafione virtutis, quàmjure caussæ, nous dit Tite.-I.ive. Platon et Aristote, citoyens de la république démocratique d'Athènes, blâment la rigueur des lois lacédémonmines , cl Cicéron s’indigne de la condamnation du rebelle. Rabirius , chevalier romain. l.a monarchie succéda au.x républiques populaires ; et c’est dans les monarchies que les princes ambitionnent l’épithète do clément.
Les villes conquises pendant les guerres barbares des temps héroïques étaient démolies, et les peuples vaincus, semblables à des troupeaux de Journaliers , étaient dispersés dans les campagnes, pour y cultiver les champs des vainqueui's. Telles furent les colonies héroïques méditerranéennes. Les républiques populaires, gouvernées par les sénats, enlevaient aux vaincus le t/roiY appelé par Ulpienlo droit des gens héroïques, et ne leur laissaient que l’usage du droit naturel du genrehumain ; de sorte que, grâce h leurs nombreuses conquêtes, les citoyens romains tous les droits, tels que le connubium,\a.puis^
.sance paternelle, \d suite, Vagnation, \a. gentilité,\et domaine quiritaire ou civil, les mancipations , les stipiUations, Yusucapion,lestestame7is,les tutelles cl le droit de succession ; droits civils appelés depuis: propria civium romanor^im,e\. dont chaque nation avaiiyowi sans doute, avant d’avoir subi la domination romaine. Les monarchies tendent à s’agrandir et h égaliser les condilions des sujets. Aussi dit-on qu’.4n/o«îX /e P/ewa: voulait faire cotnmeune seule Rome de tout le monde romain, et qvi Alexandre le Grand se vantait que le monde entier n’était pour lui qu’une vUle dont sa phalange formait la citadelle. Celte tendance des souverains à égaliser par la loi les conditions de leurs sujets, fut cause que IcrfmÏMa^Mre/rfeswa/ion^, jndisélabli parles Préteurs dans les /jrotnwces, devint la règle de lu jurisprudence romaine, elle-même étroitement attachée, dans les temps héroïques, à la loi des XII yai/es; celle jurisprudence commençait aux temps de Cicéron (comme lui-même nous l’aflirme dans sou livre De legibus) U se conformer à Yédit du Pi'éteur; cl sous l’empereur Adrien elle se Ijorna h l’observation de l’eXiï perpétuel rédigé \miSalvius Julien, et composé presque exclusivement d’eV/i7s/>rori«ciaî/a‘.
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