La science positive et la metaphysique
A Forigine, la métaphysique fut tout le savoir. — Plus tard, quand les sciences particulières s'en détachèrent, elle en resta l'âme, par les principes qu'ei.e leur fournit. — Aujourd'hui, les sciences ont rompu tout commerce avec elle, et revendiquent le monopole de la certitude, non pas qu'elles prétendent à la connaissance totale des choses, mais elles soutiennent qu*au delà du champ qu'elles explorent, la certitude fait place aux rêves et aux chimères.
Cependant les problèmes qu'elles laissent en suspens ne peuvent être négligés sans défaillance de Tesprit et sans outrage à la vérité inconnue. — Après les 'phénomènes^ nous voulons connaître V absolu; après les conditions^ nous demandons la raison de l'existence.
La métaphysique serait la détermination de cet absolu, la découverte de cette raison.
<iii AVANT-PROPOS.
Est-elle scientifiquement possible?
Et si les voies de la science lui sont fermées, d'autres chemins ne lui sont-ils pas ouverts?
Telles sont les questions que nous avons essayé de résoudre, non pas avec toute Tinformalion, mais du moins avec la sincérité qu'elles comportent.
Toutes les idées que nous exprimons ne sont pas nôtres. Nous en devons beaucoup à M. Lachelier, dont nous avons reçu l'enseignement fécond à l'École normale, à M. Renouvier, à M. Ravaisson et à M. Secrétan. En le déclarant, nous remplissons un double devoir de justice et de reconnaissance.
Décembre 187^^.
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