LIVRE IV, CHAPITRE V
gieux agricoles pour accréditer, encourager l'agriculture dans les colonies, et il v a favorisé Tétablissement des trappistes.
Ehbien, il s'agit de coloniser les provinces, d'y reporter les éléments de la prospérité agricole , la vertu , les lumières, les capitaux, Fengrais, et surtout le premier des engrais, le pied du maître.
Quant aux instituts agricoles fondés parle gouvernement, on peut les définir en deux mois:
c'est une déplorable profusion d'argent, de théories et d'encre. — Laissez l'argent dans la poche des contribuables, afin qu'ils le mêlent au grain qu'ils jettent dans leurs sillons. — Gardez vos théories et votre encre, qui ne feraient que brûler le sol (i).
Impôts. — Voilà un excellent moyen de favo-
(i) Un exemple entre cent. — Le roi Charles- Jean Bernadotte, dans sa grande et très-louable sollicitude pour les progrès de l'agriculture, achète un beau domaine du prix de six à sept cent mille francs, domaine épuisé, et qu*un savant théoricien promet de couvrir bientôt de riches cultures, au moyen du procédé anglais à* incinération. Le domaine est confié au docteur, qui « brûle à grands frais les terres, et les bob par la même occasion. Le résultat de ce beau système, qui devait régénérer l'agriculture de la Suède , a été la destruction de toute la terre végétale, qui a été totalement brûlée ; et le sol dépouillé de cette vaste propriété n'offre plus que le triste aspect d'un tuf nu et décharné. >» M. Daumont, Fo/age, 1. 1 , p. 339.
4i6 LA scifeircÉ sbciJLtis.
riscr le indliveltient de dëcenti^alisation et de co^ Ionisation.
D'abord, le moins d'impôts possible; cat^fout prélèveméht inutile sur le capital fonciei* est tine atteinte à la richesse nationale.
Rëgleî^ l'impôt une fois pour toutes , ou dû moins pour longtemps ; car l'expëriencé a fait jbslicë dès belles idées de Montesquieu et de hei i^coliet'S sdr la riëèessitë des délibérations et discussions atindelles, en matière d'impôts, pour sauver les libertés nationales et éviter le maUvaîs emploi des deniers publics (i).
Qui ne feait que la discussiori fréquente des budgets et letir gonflement illimité sont urië mêtne chose? — Sans doute, parla fixité du budget dh gêrië ftiHeusement là riiarche defe ministres j thais les entraves aux dépenses ministérielles assurent la stabilité du gouvernement et la liberté des peuples*
Faites peseï* préfé^abletnent l'impôt sur les dbnsômmàtîons improductives ei les choses de liiié, mais avec une sage lenteur. Il y aurait imprudence et inhumanité à faire expier à nos populations industrielles les aberratiotis politiques de nos pères. Il faut leur maintenir le pain ; il faut
(i) De r Esprit des lois, Uv. XI, ch. vi.