‹ La science sociale au point de vue des faitsChapitre 31 sur 151 · LIVRE I, CHAPITRJÎ Vlil · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRJÎ Vlil

lien du inonde des esprits et du inonde des corps, le médiateur, le ministre destiné à la sublime fonction de relier la création matérielle à Dieu, de s'emplir de la vie divine pour la faire rejaillir sur l'universalité de ses sujets.

Cest la thèse capitale que je me suis appliqué à développer ailleurs (i), et que je ne fais que rappeler ici. Que cette thèse soit capitale dans la science de l'homme et de la société, c'est ce que je vais montrer dans le chapitre suivant, mais en peu de mots, car l'ouvrage entier en sera la démonstration.

Hilaire^danssoncommentiire surles paroles desaiutPaul : lustaurareomnia in Christo. Citons quelqueslignes de ce magnifique passage : a Le Dieu de l'universelle création fait toutes choses, comme un corps composé de divers membres, tant des ordres spirituels que des êtres sensibles. Mais il fabriqua un animal unique, qui est Thomme, à qui appartient le privilège d'être placé dans le voisinage des natures invisibles , et qui tient pai* le corps aux. natures visibles. En effet, des quatre éléments constitutifs, la terre, l'air, l'eau et le feu, il a composé notre corps. Et il a fait l'homme comme un gage d'amitié pour toute la création , car toutes choses s'unissent eu lui. Même les êtres sensibles n'ont de mouvement que pour le besoin de l'homme. £t ce sont les puissances spirituelles qui président pour nous à la création visible et dirigent ses mouvements selon notre nécessité. Les anges sont les ministres députés aux choses de notre salut. »

(i) Voy, La Science de la vie.

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