‹ La science sociale au point de vue des faitsChapitre 4 sur 151 · PRÉFACE. VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. VII

se demande si l'Europe ne touche point à son heure suprême.

Dans cet ouvrage , dont la rédaction est récente, mais dont la matière occupait mon esprit depuis bien des années , je ne viens ni bercer mes lecteurs de vaines espérances , ni leur jeter des paroles de désespoir. Placé au point de vue des faits j je m'applique exclusivement à signaler l'origine , les progrès de nos aberrations sociales , et la meilleure manière de les réparer.

Je ne me dissimule ni l'extrême gravité des questions que je traite , ni la répugnance que rencontreront dans beaucoup d'honorables esprits quelques-unes de mes solutions. Toutefois, j'ai la confiance que les lecteurs consciencieux rendront justice à ma parfaite bonne foi, et aussi aux efforts que j'ai faits pour éclairer mes jugements.

Soumis sans réserve aux décisions des maîtres de la doctrine, je condamne et réprouve d'avance tout ce qui , à mon insu , aurait pu se glisser de répréhensible dans cet écrit.

Quant aux critiques malveillants qui, par une ignorance affectée de mes antécédents et

VIII PBErACE.

de ma patrie , voixi raient encore, comaie iia*> guère, me travestir en organe d'un parti qnelconqiie, je ne peux que protester contre leurs calomnieuses imputations et réclamer^ pour moi seul , la pleine et entière responsa* bilité des doctrines émises dans ce livre ainsi que dans œux qui font précédé.

Cliatenay, le 12 août 1851.

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