‹ La science sociale au point de vue des faitsChapitre 71 sur 151 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

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IfSi politique, au point de vue scientifique, e$t, la connaissance de nos légitimes rapports as^ec les hommes. Considérée dans rapplic£|tipn, la politique se défîqit çomipunément : l'art de gower^ T^r un peuple.

Poi^QR^ quelques principes , les uns clairs par eu^^ioémes, les autre$ résultant des données pré^ Qédeqtes ou devant trouver leur confirmation ailleurs.

I. La politique ne crée pas un peuple, comme le supposent les croyants du Contrat social. Mais, quand la famille , qui a servi de berceau à tous

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les peuples, devient trop étendue pour être gouvernée par le pouvoir paternel, elle n'échappe au mal mortel dé la division que par un pouvoir politique, qui lui assure l'union nécessaire à sa conservation et à son développement.

IL Par là même qu'il est essentiel à la vie d'un peuple, le pouvoir politique entre dans le plan de Dieu , qui ne crée les peuples que pour qu'ils s'élèvent dans la vie. Aussi, dès que le pouvoir apparaît à l'origine d'une nation, il porte, comme la nation qu'il régit, le caractère d'un établissement divin. // rCy a point de puissance qui ne soit de DieUj et celles qui sont y c*est Dieu qui les a établies ( i ).

III. A proprement parler , le pouvoir politique ne préexiste pas à la société, mais il y suivit comme une condition nécessaire dès que cette petite société doit s'élever de l'état de famille domestique à l'état de famille politique.

Cette question de la préexistence de la famille au pouvoir politique n'est point oiseuse; elle sert à fonder le grand principe du droit chrétien : Le pouvoir politique ri! est institué que pour la protection des familles ^ à l'encontre du principe païen qui a régné si longtemps, et qui nous menace de

(i) Épure aux Romains, ch. xiii, i.

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