‹ La science sociale au point de vue des faitsChapitre 72 sur 151 · LIVRE ïll, CHAPITRE I. %l · texte numérisé non relu

LIVRE ïll, CHAPITRE I. %l

nouveau : les familles n'existent que pour le soutien et la splendeur du pouvoir politique (i).

IV. Le pouvoir politique , bien que communicable à plusieurs dans son exercice, reste essentiellement un et indivisible, puisque sa raison d'être est la conservation du premier principe de la vie nationale : l'union. Prétendre diviser rëel* lement le pouvoir et en équilibrer les sections en les opposant entre elles , c'est une utopie moderne, une déraison; c'est constituer Tanarcliie.

y. Le pouvoir politique est absolu dans les limites de sa mission; je veux dire que son mandat à la fois divin et national lui donne le droit et lui impose le devoir de prendre toutes les mesures requises pour assurer au corps politique dont il est le principal organe: i'^ l'existence; 'k^ la tranquillité nécessaire au maintien et à Tamélioration de ce corps. Mais s'il faut se garder de créer des obstacles à son exercice légitime, il n'importe pas moins de lui opposer des barrières qui l'empêchent d'en sortir; tout pouvoir qui

(i) Ce qui revient à cet axiome de la théologie catholique : Le royaume n'est point pour le roi, mais le roi est pour le royaume; car Dieu a voulu qu'ils gouvernent pour le bien com^ mun, et pour assurer à chacun la jouissance de son droit: que, s* ils eii agissent autrement et gouvernent à leurprqfit, cène sont plus des rois, mais des tyrans. » Deregimine principum, lib, III, cap. XI y dans les Œuvres de saint Thomas d*Aquin.

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franchit ses Illicites devenant d^truoteqr f m^^x^ chant à sa perte et y enUr^tnint la nation^

VL La mîs^ioD du povvoir politique est ^ss^nlitUeflienl défensive et conservatrice* C^t tmfj tout par la répression du mal qu'il doit reqipUr son pôle de ministre de Dieu pour le bim (l)i 9i eeuK. qui rexeroeat veulent faire fout par ^u^-» mêmes, s'ils se réservent le monopole du biea puUiCy ^t qu'ils disent aux citoyens : Que chacun de vous s'oceupe de sa famille , le bien publie est notre afTaire^l ils abusent évidem^sept du pouvoir, qui n'existe que pour procurer aux sujeta la liberté d'opérer le hôen et de s'éJever devant Dieu en travaillant au bien les uns des autres* Sa im» po^nt r^go)sme à un peuple , ils le corrompent^ ils le dégradent et s'attirent justement la haine de Dieu et des hommes.

Il écrivait Thistoire d'unf infinité de gouverne* ments appiens et de gouvernements modernes^ le vieil auteur chinois qui disait : « Ce qui perdit les dynasties d^ Tsin et de Soui , c'est qu'au lieu dç se borner, comme les anciens, à une inspection gépérale, $eu)e dignç du ^ouyerain , les princes voulurent gouverner tout immédia|ementpar eux? mêmes (a). »

(i) ÈpHre aux Komaînty ch. xni, 4.

(a) Citation de Montesquieu , de t Esprit des lois, llv. VIO,

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