CULTURES INTELLECTUELLES
GÉNÉRALITÉS. — L'éducation un peu re levée .tend a diminuer l'ivrognerie chez les ouvriers, XIX, 37. — La philosophie, reposant sur une intensité particulière de la réflexion et do l'imagination, réclame deux conditions : loisir et instruction, XIX, 391. — La vie jiastorale favorise un rudiment de philosophie, mais qui demeure à l'état de rudiment, XIX, 393. — Les sciences que le commerce a fait naître,
d'abord pratiques, deviennent spéculatives à mesure que la race acquiert des loisirs, XX, 48. — La division des études en classes peut être avantageusement remplacée par des groupements élastiques suivant les matières, XX, 155. — L'abstraction est un des meilleurs moyens de succès que la philosophie mette au service de la politique, XX, 305. — Les statistiques sont essentiellement, inexactes, parce que : 1° la plupart des calculs sont éiatdis sur des moyennes sujettes à des variations considérables-, 2° en se basant sur les valeurs on ne tient aucun compte des quantités, XX, 376. — Les statistiques annuelles pour un même pays ne sont pas comparables entre elles, XX, '.il'- EUROPE. — Ajagleterre. — 1,'école anglaise a un caractère pratique et religieux qui manque à l'école française, XX, 106. — L'ingénieur anglaisa une formation plus technique que théorique, XX, 11). — Les professions libérales en Angleterre se recrutent souvent par voie d'apprentissage, XX, 114-121. — La plupart des médecins anglais sont peu savants, mais leur niveau intellectuel suffit aux besoins de leur clientèle. XX, US. — L'avocat anglais est. intellecluellement supérieur au médecin, parce que sa clientèle ne comprend guère qu'une élite, XX, 116. — L'ensemble des ouvriers anglais est hostile au socialisme théorique et mitigé les ideessocialistes par une conception pratique des faits, XX, 357- 37.'i.
Ecosse. — La supériorité des Écossais dans les cultures intellectuelles leur a permis de jouer uu grand rôle dans l'industrie et la colonisation, XIX, 139.
France. — Le désir de se faire exempter du service militaire et celui d'obtenir desfonctions rétribuées amène ia décadence de la licence es lettres, XIX, 312-3:Xt. —La réforme de la licence es lettres est une entrave de plus iï la liberté de l'enseignement supérieur, XIX, 323. — La réforme de la licence tend à accroître l'encombrement de la carrière universitaire, XIX, 325. — La licence es lettres est un examen profitable aux étudiants amateurs, qui n'y cherchent ni un gagne-pain ni l'exemption du service, XIX, 320. — L'éducation du jeune Français le pousse trop à savoir et pas assez à vouloir, XX, 120, 148.
Grèce. — Presque toutes lesdoctrines philosophiques ont leur berceau en Grèce, Xix, 389. — Socrate est le point d'aboutissement et le point de départ d'une foule de doc-
trines philosophiques, XIX, 390. — La zone des patries de pliilosopbes se confond avec la zone des rivages grecs et plus particulièrement avec la zone des rivages ioniens, XIX, 401-406. — Les premiers plii losophes grecs ont l'idce d'un arrangement artistique du monde, dû à la fojniation artistique de la race, XX, 6i>. — Les pythagoriciens cl les soptiisles représentenl, après les philosophes amateurs, les philosophes de métier, XX, 2H. — La sophistique est uniquement dirigée en vue de l'éducation politique, XX, 299. — La sophistique, par sa subordination à la politique, produit la création de la logique et l'obscurcissement de la morale, XX, 301, — Socrale était, au point de \ue politique, un isole, XX, 476. — 11 apparaît comme le bouc émissaire de la sophistique, XX, 476. — L'hostilité contre lui a pour cause sa méthode et l'enthousiasme de ses disciples pour sa méthode ironique, XX, 484. — Les griefs allégués contre lui sont la corruption de la jeunesse, le mépris des magistrats et de la leligion, XX, 483 et suiv.
ASIE. — Le désert et l'oasis, ainsi que les vallées du Nil et de l'Euphrate, favorisaient l'éclosion de certaines sciences, mais non de la philosophie, XIX. 396.
Phénlcie. — Le commerce absorbant et exclusif a empêché, dans la société phénicienne, l'essor de la philosopliie, .XIX, 399. — Les Phéniciens, en inventant l'alphabet, aident indirectement au développement de la philoso|)hie, XIX, 401.
Chine. — L'étal social de la Chine permettait une philosophie morale, mais sans écart spéculatif, XIX, 393.
Inde. — L'état social de l'Indouslan permettait une philosophie, mais purement théoloiiique, XIX, 394.
AFRIQUE. — Madagascar. — Les Hovas envoient a^ec ardeur leurs enfantsaux écoles européennes, XX, 171.