ÉTAT
GÉNÉRALITÉS. — On peut détenninei ijualrt variitùs principales du Patriotisme ; 1° le P. fondé sur le sentiment religieux ; le P. fondé sur la concurrence commerciale; le P. fondé sur l'ambition politique; le P. fondé sur l'indépendance de la vie, XX, 274 à293. — Le patriotisme anglo-saxon est surtout préoccupé de défendre l'indépendance de la vie privée; il est caractérisé par : la facilité extraordinaire avec laquelle l'individu s'expatrie sans esprit de retour; l'indépendance des colonies visà-vis de la mère patrie; la répudiation du militarisme; la tendance à régler les difficultés internationales par l'arbitrage, XXX, 284 à 287. — Le Patriotisme fondé sur l'indépendance de ia vie privée présente les symptômes des choses qui grandissent :
1" il fonctionne naturellement; 2» il développe la richesse; 3" il développe la grandeur morale; 4° il accélère l'expansion et l'implantation de la race dans le monde, \X, 2s;i à 2'):i.
EUROPE. - Angleterre. — L'Anglo-Saxon n'est pas chauvin et capitule volontiers, quand il aperçoit un autre moyen de triompher, XIX, 488. — La \ie privée a rendu le travailleur anglais de plus en plus apte à gérer les intérêts publics; XIX, 503. — Les fcmctionnaires anglais sont moins complètement instruits de leur métier que les nôtres, et s'y débrouillent généralement mieux, XX, 118. — Les fonctionnaires anglais sont choisis et avancent, non en raison de l'âge, mais en raison de la valeur personnelle, XX, 12U.
France. — Trois réformes préalables sont nécessaires pour relever l'initiative privée et tenir tête au socialisme; le dégrèvement des impôts, la décentralisation administrative, la diminution des charges militaires, XIX, 107. — Le service militaire de trois ans désorganise toutes les professions, et réduit l'armée à n'être qu'une cohue de conscrits, XIX, 111 à W't. — l.a solution qui sauvegarde lemieuxl'intérétsocialet l'iDtérél militaire est la combinaison du service universel et de l'armée de métier, XIX, 114. — La féodalité s'est organisée, au point de vue du droit public, sous la forme des cours de justice : la cour féod;ile était le centre de l'autorité du baron, XIX, 338. — Les Baillis, ou sénéchaux, nommés en grand Conseil, furent
les agents directs de la royauté naissante. XIX, 339. — On distingue trois étapes dans la marche ascendante de la monarchie vers la centralisation administrative : 1" un juge, le bailli, est en même temps comptable et administrateur; 2» un financier, le trésorier général, qui est juge et administrateur; .3" enfin, un administrateur, l'intendant, qui est encore juge et qui préside aux opérations financières, XIX, 341. — La législation révolutionnaire introduisit, avec le système de l'élection, les régies du parlementarisme, et amena la centralisation administrative avec l'annulation de l'autorité judiciaire, XIX, 318. — Les forces militaires de la France devraient avoir pour élément fondamental une armée de volontaires, XIX, 383-387. — Certaines fonctions devraient êlic réservées exclusivement aux anciens militaires, dans Fhypothése d'une armée de volontaires, engagés pour sept ans, XIX, 387. — Le régime administratif officiellement imposé aux autonomies locales établit l'antagonisme entre l'ingérence de l'État et l'initiative privée, XX, 229 à 249.
Italie. — Rome. — Rome apporta en Gaule l'organisation administrative de l'Italie et notamment le municipe, XIX, .330. — Venise : La Communauté de famille était dominée, à Venise, i)ar une communauté d'État oligarchique. XIX, 234. — Le clan des riches commerçants vénitiens qui détient le pouvoir n'a d'autre moyen de défense que l'excès des précautions; de là, les phases successives de l'histoire de Venise : 1° Les doges sont nommés à vie et exercent le pouvoir souverain; 2° le doge cesse d'être clu il vie et sa puissance est limitée par la nomination d'un grand Conseil et d'un Sénat; 3° on constitue unecommission executive pour surveiller le doge, XIX, 2o4 à 260. — L'oligarchie des riches commerçants vénitiens attribue exclusivement à ses membres l'entrée au grand conseil et au Sénat, XIX, 260. —La Communauté d'Étal ne peut maintenir son autorité à Venise que par un gouvernement despotique, XIX, 261. — L'Aristocratie vénitienne tend à sortir du commerce pour s'adonner exclusivement aux affaires publiques, XIX, 264.
ASIE. — Chine. — La théorie du pouvoir, en chine, se relie au concept d'une solidarité familiale entre tous les Chinois, XX, 321-328. — L'empereur de la Chine est c Fils du Ciel • en tant qu'il incarne la descendance des ancêtres reculés communs à tous, XX, 324, — Les pouvoirs publics, en
TABLE ANALYTIQUE
Chine, touchant peu aux individus, font peu de mécontents et peu de fldéics, XX. 3-27. — La conception fermée de la • Nation centrale t provient de renchevi-trement des généalogies entre familles unies par le voisinage et représentées par le .lien national ., XX, 32». 331.
AFRIQUE. — Madagascar. ~ La royauté hova est conçue selon le type du patriarche chef de famille, XX, Iti, 81. —Le développpemcnt de la communauté d'État à Madagascar s'est traduit par le développement du fonctionnarisme et des exactions fiscales, XX, 189-192. — Les Hovas n'ont pas dominé Madagascar comme guerriers, mais comme organisateurs habiles, XX, 190.