‹ La science socialeChapitre 25 sur 28 · INTRODUCTION A L'INDUSTRIE DU JOUET · texte numérisé non relu

INTRODUCTION A L'INDUSTRIE DU JOUET

làclietc, la témérité brutale un dévouement courngeux. . . les liens mêmes du sang furent foulés aux pieds, et l’union des partis, qui eut pour objet, non pas l’intérêt commun, mais la satisfaction des intérêts personnels, ne fut plus cimentée que par la communauté des crimes (1).

Et, dans son œuvre, Polybe nous explique jusqu’à la dépopulaliou de la Grèce : « Les hommes s’étant jetés dans la paresse, la lâcheté, les débauches, ne voulurent plus se marier ni élever les enfants nés hors du mariage, mais n’en gardaient qu’un ou deux tout au plus, pour les laisser riches et fortunés (2). Mais lorsque Polybe ajoute que « ce fut là le principe du mal » , il se trompe de la même manière que Fustel de Coulanges, car ce ne fut là encore qu’un effet de l’anarchie du travail.

Elle n’eut en Grèce, comme elle ne peut avoir dans les Etats modernes, d’autre résultat que d’entraîner à sa suite l’anarchie intellectuelle et morale. A chaque révolution la spéculation industrielle, commerciale et financière prend, comme jadis en Grèce, un caractère plus âpre, les travailleurs sont de plus en plus asservis, tandis que ceux qui sont demeurés indépendants, perdant leurs ressources, deviennent de jour en jour plus

(1) V^oir Les sophistes grecs, p. 113.

(2) UüLvuK, liv. XXNVn, rray. XII.

A P P E X I) ici:.

misérables, au j)oint que tout accroissement de population, loin de diminuer, ne fait qu’augmenter la misère. Aucune théorie, aucune doctrine, aucune force humaine n’empêcheront que, de génération en génération, le mal se prononce davantage, dans les Etats modernes comme dans la Grèce antique, parce qu’il est inhérent à la nature même des forces humaines, lesquelles, abandonnées à elles-mêmes, sans limite et sans frein, s’anéantissent réciproquement.

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