IXTIÎODUCTION A L’INDUSTRIE DU JOUET
faut pauvre, le jouet est une œuvre d’art ou de mécanique, une merveille d’industrie ou de goût pour l’enfant riche. Sous une forme minuscule, expression exacte de la société humaine, il est également l’expression de toutes les ressources industrielles et commerciales dont cette société dispose. Sculpteurs, peintres, ouvriers en métaux, horlogers, mécaniciens, menuisiers, ébénistes, cordonniers, tailleurs, lingères, modistes, coiffeurs, charrons, carrossiers, verriers, il n’est point de métier qui n’y concoure, et tous les développements dans la production industrielle et commerciale y sont représentés : grands et petits magasins, grandes et petites fabriques, ouvriers en chambre, façonniers, ateliers somptueux et misérables, commerce local et commerce étranger.
Industrie étrange, qui nous révèle jusqu’aux conditions les plus élémentaires du travail lui-méme.
Les maçons et les charpentiers travaillent pour des siècles ; les autres métiers concourent à compléter leur œuvre; leur travail à tous se confond à tel point que nulle part on ne découvre ni limite ni arrêt dans les effets de la concurrence, les ressources du capital, Indivision de l’activité de chacun. Dans l’industrie du jouet, au contraire, le capital est de si petite valeur qu’il n’en a souvent aucune ; la concurrence demeure impuissante devant l’invention ininterrompue du nouveau ; la divi-