ET DES DÉFORMATIONS OSSEUSKS
a). Etude symplomaltique.— A cette période, la scoliose existe rarement seule, elle est presque toujours associée à un certain degré decyphose. Tantôt cette cyphose se borne à la saillie de deux ou trois vertèbres, tantôt elle présente un grand rayon de courbure et affecte la forme dela gibbositéangulaire et médiane classique.
La déviation latérale est alors peu accentuée et n'intéresse qu'une faible portion du rachis,
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Les signes de torsion qui n’existaient pas à la période de début font ici leur apparition et se traduisent par la voussure des côtes et la saillie des apophyses transverses lombaires. Le sujet dont nous racontons l’histoire, dans notre observation VI, est un cas type de cette scoliose osseuse. Il présentait les déformation thoraciques habituelles dela scoliose essentielle.
A cette période, le tableau clinique se complète habituellement par l'existence d’ahcès par congestion ou de troubles nerveux, paraplégie, fourmillement, exagération des réflexes, trépidation épileptoïde.
b). Pathogénie. — La contracture musculaire qui agissait dans la période précédente, peut-elle continuer son action au moment de l'effondrement des corps vertébraux et arriver à produire cette déviation latérale surajoutée à la cyphose angulaire? C'est très probable, mais ce n’est pas là le mécanisme habituel. Lannelorgue, dans son traité de la tuberculose vertébrale, en explique la production de la facon suivante : «Le foyer de destruction étant médian et symétrique, dit-il, le segment supérieur du rachis s’abaisse dans le plan vertical antéro-postéricur; mais, par exception, de nouvelles combinaisons peuvent se produire. L'inclinaison, en effet, s'effectue parfois obliquement d'un côté ou de l'autre et il s'opère alors un changement de rapport d'un nouveau genre, comparable à une Iuxation. Les deux troncons vertébraux venant à la rencontre l'un de