CONCLUSIONS
I — La scopolamine est la médication par excellence des syndromes parkinsoniens, dont elle diminue les troubles. Elle n’est, il est vrai, qu’une médication palliative. Elle paraît encore se montrer active dans d’autres symptômes striés : chorée, athétose, spasme
de torsion.
II. — La scopolamine a deux phases d’action, la première, véritable phase toxique, ou plus exactement perturbatrice, s’accompagnant de troubles diffus somnolence, délire, état vertigineux, troubles de l’accomodation, troubles de l’équilibre. Et une deuxième phase, ou phase de libération, d’une durée variable au cours de laquelle s’atténuent le tremblement par-
kinsonien et plus encore la rigidité.
III. — Les caractères de ces deux phases doivent être étudiés dans chaque cas particuliers afin de préciser quelle doit être la dose employée et le mode d’administration : injection ou ingestion, heure de la journée où la scopolamine doit être employée, rythme des injections et durée des phases d'interruption.
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IV. — L'association médicamenteuse qui semble donner les résultats les plus appréciables est celle avec
l’atropine.
V. — La scopolamine ne semble pas déterminer d'intoxication chronique de l’organisme. On peut en administrer durant des années sans en augmenter sensiblement les doses et sans qu’il paraisse se produire ni réelle accoutumance ni état cachectique analogue à celui observé chez les morphinomanes.
VI. — L'action de la scopolamine semble résulter d’une inhibition des centres tonigènes de la voie extrapyramidale. Ces centres qui siègent dans la protubérance et le bulbe se trouvent en hyperfonctionnement du fait de la lésion des centres sus-jacents qui les a,
pour ainsi dire, liberés.
Le PRÉSIDENT pe LA THèss, Vu : ù APIC Le Doyen, Jran LÉPINE.
Vu et permis d'imprimer :
Lyon, le 12 Novembre 1924 Le RECTEUR, PRÉSIDENT pu CONSEIL DE L'UNIVERSITÉ,