‹ La sculpture antiqueChapitre 66 sur 163 · IJ · texte numérisé non relu

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voulait imiter la nature vivante; Panatomie virile, en somme, est bien connue et comprise, malgré des fautes; mais la main était encore gênée par l'habitude d'outils et de procédés impropres au modelage du marbre.

Le plus ancien en date des Apollons d'Acraiphiœ, trouvé par M. Holleauxsur l'emplacement du temple d'Apollon Ptoos (fig. 56), a certainement l'avantage sur l'Apollon d'Orchomène. Il est presque son contemporain, sans doute, et lui ressemble fort : même attitude, même construction générale du corps , cou large , bas et raide, épaules carrées , humérus trop courts, avant-bras trop longs, pectoraux plats et bas, taille mince et longue, ventre étroit et déprimé.

Mais la coiffure, disposée de même, est plus soignée ; le profil du visage est épais et plat; la bouche est aussi grande et mince, sorte d'entaille; le nez prolonge le front ; les yeux, un peu obliques, sont fendus en amande, plats et trop rapprochés; mais le visage est un peu moins carré; l'ovale en est presque pur et déjà se découvre comme un semblant de vie. M. Holleaux l'a bien dit : « La statue d'Acraiphiœ marque un grand progrès sur celle d'Orchomène. C'est le même type que reproduisent l'une et l'autre, mais ce type apparaît maintenant dé-

Fig. s 6-

Apollon Ptoos.

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